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"Cent" blog fixe

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31 octobre 2014

Pour Célestine et pour Éléna

Nad et maman 1957

Au début tout se passait très bien,

j'avais même tellement de cheveux..

4-PICT4956

.. que j'étais obligée de les coincer dans mon chapeau de paille

(à droite, ma ptite soeur que je tiens par la main,

sûrement pour ne pas qu'elle se débine)

(peine perdue, elle se débinait quand même)

Landes 1966 nous 3c

Quand quelques années plus tard les garçons ont commencé à m'embêter

(pendant mon année de 3e)

je me flanquais tous les cheveux devant le visage.

Ni vue ni connue!

1978 3dec

Ça, c'est deux enfants plus tard (malgré d'épisodiques coups de ciseaux rageurs)

Nad Gannat 1988 recadrée

1988 : le coeur y est encore mais on sent que la désertion a bien commencé..

MVC-407S Nad à Portesc

Là, c'est mort, quasiment le début de la fin!

(entre parenthèses, c'est devant le château de Portes (Gard))

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28 octobre 2014

Le PAF

(elle) Bon alors, je la fixe où, ton étagère?

(copine) Heu, sur le mur, là … Non, là, plutôt ! En plein milieu !

(elle) OK.

Vrrrrrrrrr vrrrrrrrrrr…

(elle, arrêtant sa perceuse) T’as pas entendu un PAF ?

(copine) Un quoi ??

(elle) Un PAF !! un bruit, t’as pas entendu un bruit ?

(copine) Ben non comment veux-tu que j’entende un PAF avec le boucan que tu fais ?

(elle) Ah bon. J’ai dû rêver ….bon. Vrrrrrrr vrrrrrrrrrr .. Voilà ! C’est bon ! Tu peux mettre ton fouillis dessus !

(copine) Wouah cool ! Super ! (elle garnit l’étagère) Attends que je regarde ce que ça donne avec mes p'tites lumières d’ambiance..

(elle) Ben elles marchent pas tes lumières !

(copine) Quoi elles marchent pas? Jusqu’à ce que t’arrives elles marchaient très bien !

(elle) ça doit être l’ampoule. Allume autre chose pour voir ?

(copine) Purée, ya plus rien qui marche !! J'ai plus d’électricité !!!!!

(elle) Comment ça t’as plus d’électricité ?

(copine) Bah non regarde ! J'ai plus d’électricité !

(elle) Ah bah oui, t’as plus d’électricité …

(copine) …

(elle) Bah voilà ! C’était ça le PAF !!!!!! 

(copine) …

(elle) J’me disais bien aussi que j’avais entendu un bruit ..

(copine) …

(elle) Franchement aussi.. quelle idée de mettre des fils électriques dans les murs !!!!!!!

 

conseilsr2

 

27 octobre 2014

Les pêcheurs de lune

 

P1120708

 

Jadis, en bordure de la forêt de Carnelle, à une journée de marche en amont du confluent de l’Oise et de la Seine, il y avait à l’emplacement de l’actuelle ville de l’Île-Adam, dans le Val d’Oise, une bourgade celte connue sous le nom de Noviangetumn.  

Tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes antiques si la lune n’avait donné autant de soucis aux habitants de Noviangetumn. En effet, ils ne se consolaient pas de voir cet astre capricieux disparaître en partie ou en totalité sans qu’ils sachent pourquoi. Pourtant, ce n’était pas faute de l’honorer d’un culte scrupuleux et de l’implorer quotidiennement afin qu’elle se montre toujours dans toute sa splendeur. Peine perdue : certaines nuits, la lune s’amenuisait mystérieusement pour reparaître de la même façon. Cette infidélité provocante laissait les pauvres Noviangetumnois perplexes.

Les anciens, lorsqu’on leur posait la question, prétendaient en hochant gravement la tête qu’il n’en avait pas toujours été ainsi. Néanmoins, ils se montraient incapables de préciser l’origine de ces disparitions, si régulières qu’on s’y référait pour mesurer le temps.

- Mais pourquoi repousse-t-elle tous les mois ?" leur demandait-on.

- Par Bélénos!! Elle repousse parce que ... c'est une sorte de champignon!"

Personne ne paraissait convaincu, car il fallait encore expliquer pourquoi ce champignon céleste se promenait au-dessus de la tête des gens et comment il s’accrochait.

Autre mystère : le soleil. D’où venait ce feu bienfaisant qui se montrait si féroce l’été alors qu’il faisait chaud et si timide l’hiver, quant on en avait le plus besoin ? Les habitants de Noviangetumn vivaient donc dans la crainte de voir l’astre du jour se mettre à disparaître comme l’astre de nuit, ce qui se produisait, hélas, parfois (à chaque terrifiante éclipse). Bien sûr, à l’intérieur des huttes, de grands feux étaient entretenus sous les marmites pansues. Mais par les nuits sans lune, la campagne alentour paraissait immense et hostile malgré les miettes de lune éparpillées que sont les étoiles et qui ne suffisaient pas à la remplacer.

- Par Toutatis, que deviendrions-nous sans soleil et sans lune, dans la nuit noire ?"

**

Un jour, un Noviangetumnois plus futé que les autres suggéra de se rendre à l’endroit où le soleil surgissait de terre chaque matin, là-bas, vers l’est, dans le but d’en attraper un morceau. Il suffirait ensuite de grimper au plus haut sapin et de lancer la lumière solaire ainsi capturée pour ré-ensemencer le ciel. Ce serait plus facile que de dérober un fragment de lune car pour cela, il aurait fallu voyager jusqu’au bout de la nuit.

Sitôt dit, sitôt fait. On le vit alors partir en direction de l’orient en tête d’une cohorte de chariots transportant de grandes jarres aptes à contenir des fragments de soleil.

Arrivés au bout du plateau, les hommes de l’expédition attendirent le lever du jour. Las ! Le soleil brillait encore plus loin. Ils se remirent en marche, et sans doute cherchent-ils encore, car on ne les a jamais revus.

Or, ne voilà-t-il pas qu’un soir de pleine lune, on entendit de grands cris du côté de la cabane du forgeron. C’était la femme de cet artisan qui criait :

- Venez, venez voir!! Elle est là !"

Tout le monde sortit et se précipita vers la mare où le forgeron avait l’habitude de faire tremper le fer chauffé à blanc. La bouche de tous les Noviangetumnois s’arrondit d’extase : c’était vrai, la lune était là ! au milieu de l’eau, elle luisait doucement. Un morceau de lune tombé ici sans qu’on sache comment avait repoussé dans l’Oise !

- Ah, cette fois elle ne nous échappera pas !!"

Le forgeron, tout pénétré de son importance, déclara à tout un chacun que ce miracle ne l’étonnait pas : le Dieu protecteur des forgerons n’était-il pas le grand Lug, esprit de la lumière ? Et lui-même n’était-il pas le meilleur et le plus scrupuleux des ouvriers?

Nul n’en doutait. Pensez si on le félicita ; restait à repêcher ce morceau de lune bien tentant.

On alla quérir un grand seau qu’on attacha à une corde, et hop ! le plus âgé et le plus jeune du village le lancèrent au milieu de la mare où il atterrit avec un grand plouf. On hala le seau. Las ! Il était vide ! Rien qu’un peu d’eau boueuse qui n’éclairait rien du tout…

Tandis que tout le monde se penchait au dessus du récipient pour mieux voir et se lamenter, la surface de l’Oise reprit sa tranquillité et la bouture de lune se remit à luire dans toute sa splendeur. On recommença l’opération, mais en vain. La lune semblait narguer ses adversaires. Ce fut à chaque fois un beau concert de lamentations, de regrets, de remue-ménage auxquels répondirent bientôt les grognements des cochons dans l’enclos du forgeron, que le bruit avait réveillés...

 

26 octobre 2014

Samba

P1130566

Si vous en avez l’occasion, allez le voir. D’abord pour la musique, qui rappelle celle d’Intouchables. Ensuite pour Omar Sy et ses grandes…. mains (misère, les filles, si vous ne voulez pas rester sur un petit creux en sortant de là, munissez vous d’un BMBM pour après!). Et puis pour l’histoire, criante d’actualité. Un peu trop si vous voulez vous changer les idées, suffisamment pour se dire merci mon Dieu pour tout ce que j’ai et que tant de gens n’ont pas. On choisit pas sa couleur on choisit pas son pays…

Un bon film. Allez-y.

26 octobre 2014

Samba, la bande-annonce

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26 octobre 2014

Sondage

allongee

Rubynessa, je vais me permettre de rebondir sur le commentaire que tu as laissé ici pour faire un petit sondage auprès de vous.

Il faut que je vous explique d’abord, mes amis, que lorsque j’ai commencé à blogguer je postais mes textes dans une joyeuse pagaille parce que je ne savais pas du tout me servir des différentes fonctionnalités et que par conséquent il n’y avait pas vraiment de catégories. Du coup tout était sur le même plan, exactement comme dans ma vie : mes déboires de mère d’ado mâle, mes premiers pas de grand-maternage et quelques épisodes calientes que je n’osais certes pas écrire aussi calientes que maintenant mais qui donnaient déjà quelques vapeurs. Parce que ces "vapeurs" font partie de la vie et que personnellement je ne vois pas de différence notable entre parler (enfin, écrire) sur l’un ou l’autre thème. La différence, c’est sur vos retours que je la vois, ou plutôt sur votre absence de retours. Vous avez le droit, hein bien sûr ! Là n’est pas la question. Mais du coup je me dis que cela vous gêne, vous rebute, vous déplaît. Or c’est tout le contraire que je veux : je veux vous plaire, pas vous faire fuir! Je veux vous donner du plaisir! (à me lire, bien sûr!) et pourquoi pas, vous faire (sou)rire de moi (oui-oui, je vous autorise amplement!)

Alors s’il vous plaît, dites-moi. Dites-moi ce que vous pensez lorsque vous voyez arriver les premières phrases de ces textes dans votre messagerie. Est-ce que vous trouvez que cela devrait ne pas être partagé? Est-ce que mes écrits vous choquent ? Est-ce ma façon d’écrire (utilisation du pronom personnel "je") qui pose problème? (s’il n’y a que ça, je vous ponds un truc avec "nous"!rire)

Allez, hop hop, tous à vos stylos! (ça me rappelle mon jeune temps, tiens ! sourire)

Mes amis, que ce dimanche vous soit doux!

24 octobre 2014

Inox

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24 octobre 2014

Bizarre

oh

 

Un jour de l’année dernière, j’ai été prise d’une frénésie de vidage des photos accrochées aux murs de la salle à manger. J'ai viré tous les cadres, sauf un, allez savoir pourquoi : celui contenant la dernière photo de mon père vivant. Il est avec ma fille cadette, on était sortis tous les trois au château de Versailles et mon père s’asseyait sur toutes les chaises qu’il voyait tellement il était essoufflé. Ça-va, ça-va, qu’il chuchotait (il n’avait plus de voix) (mes parents, les rois du fais comme si…)

La photo en question est au même endroit depuis quatorze ans, c’est-à-dire depuis la mort de mon père.

En mars dernier il s’est passé un truc bizarre (il paraît que je suis la reine des trucs bizarres, des hasards et tout ça, mais bon, être la reine des trucs bizarres, est-ce une explication suffisante?). Deux jours après que ma fille se soit enfuie de chez elle, le cadre avec la photo en question s’est cassé la margoulette. J’avoue, ça m’a fait flipper grave. Yavait aucune raison que ce cadre dégringole comme ça brusquement après quatorze ans de bons et loyaux services, alors que c’était le matin, tout était calme, aucune tornade ne s’était levée pour faire trembler les murs. Alors quoi ?

Quitte à y voir un signe (je me connais, j’en aurais vu un de toute façon) j’ai décidé qu’il était de bon augure : la chaîne de la violence était en train de se briser grâce à ma fille.

Six mois après on remet ça. C’était le jour du compte-rendu d’audience statuant sur la garde des enfants. Enfin, ce jour-là, mais avant qu’on ait la réponse. Une fleur que ma fille m’avait offerte un mois avant (le 9 août, jour de la St Amour), et que j’avais accrochée au mur de ma cuisine (je parle de la fleur, pas de ma fille) est tombée, comme ça, sans raison raisonnable. J’ai eu un mauvais pressentiment, purée ! Le pire c’est que le pressentiment était fondé. Enfin bref.

Et oui, mesdames et messieurs, la femme que vous avez en face de vous est une grande superstitieuse. Cet été je voyais ma fille préparer la rentrée des garçons, acheter toutes les affaires scolaires et je flippais comme une malade tellement j’avais peur que ça lui porte la poisse. Et ça lui a porté la poisse. Ou pas. Comment savoir ?

J’ai beau savoir que c’est idiot, mes pensées débilos me grillent de vitesse! Sales bêtes ! Quelles mouches les piquent ? Moi qui n’ai toujours que des intentions pacifiques, c’est curieux cette façon de se braquer sans raison. On pourrait discuter, je sais pas moi, Sucrette débilos contre Sucrette neuronée, rapprocher nos points de vue, se faire un free hug même, un petit moment de chaleur et de compréhension dans ce monde de brutes ! On ne s’écoute plus de nos jours, c’est vraiment chacun pour soi, c’est moche, oui c’est moche j’vous l’dis moi !

21 octobre 2014

Un petit morceau de bois

 

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C’était une période où je traversais Paris à grandes enjambées, Etty sous le bras un sandwich à la main, une période de fééries de rencontres, j’avais faim et soif de vous, de vous tous et toutes !

C’était en novembre. Tu avais faim, faim-faim-faim ! Tu m’as ri au nez avec mon idée de casse-dalle, toi tu voulais du chaud, du consistant, un vrai repas dans un vrai restau. Une pizzéria face à gare du Nord dans laquelle on était que toutes les deux. Ce restau finalement, c’est comme ton parapluie : un petit caillou de Petite Fazou laissé sur mon chemin.

C’était en novembre et il pleuvait à verses. On est allées bras dessus bras dessous jusqu’au Sacré-Cœur, et puis place du Tertre, moi extasiée devant ta blondeur magnifique. Et ces crises de rire qui n’en finissaient pas.

Soudain un coup de vent a jeté à nos pieds un petit morceau de bois.

Un drôle de petit morceau de bois. Je l'ai ramassé.

Fazou, tu sais quoi?

Ce petit morceau de bois, je ne l'ai jamais jeté.

 

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19 octobre 2014

Message provisoire

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Je l’ai déjà souvent raconté, le grand rêve de ma vie c’était d’avoir des enfants, beaucoup d’enfants, cinq, six, treize. L’homme comptait peu dans mon rêve, l’homme ne comptait même pas du tout, puisque je n’envisageais pas de vie de couple. Amoureuse oui, avec le cœur qui bat à toutes volées et les chagrins qui vont avec – je n’ai jamais aimé ou été aimée autrement. Mais un homme dans ma vie chaque jour que Dieu fait ? Non, je ne voyais pas les choses comme ça.

Aujourd’hui j’ai trois enfants, mais pas de famille. Qu’est-ce que j’ai fabriqué ? Comment ai-je pu, de ce rêve qui me tenait tant à cœur, faire un tel gâchis ? Je n’ai rien construit, peut-être parce que pour construire, il vaut mieux être deux (même si, comme chacun sait, on est toujours seul)(ceci étant, seul à deux, c’est quand même plus sympa).

Évidemment, la seule personne qui aurait pu changer quelque chose, c’est moi. Aurais-je dû ne pas me marier avec le père de mes filles ? Aurais-je dû ne pas avoir mes filles, en tout cas pas avec cet homme-là, si jeune, si immature, si qui ne voulait pas d’enfant ? Pourquoi l’ai-je choisi, lui? (puisqu’il paraît que l’on choisit toujours, même si franchement, j’ai plutôt eu l’impression d’avoir été happée dans une nasse inextricable). Est-ce cela que je dois comprendre ? Mon plan était foireux dès le début? Pourquoi n’ai-je pas rêvé d’être bonne sœur ?

Être parent ne s’apprend pas, il n’y a pas de permis pour ça. Être bon parent encore moins. On fait ce qu’on peut, du mieux qu’on peut, seulement parfois le mieux c’est seulement le moins pire du pire.

Aujourd’hui j’ai trois enfants, et je remercie Dieu et tout ce qui est priable d’avoir protégé tous ceux qui ne me sont pas nés. Toutes celles, pardon. Assez bizarrement, ce n’était que des filles.

La vie veut absolument que je me détache systématiquement de tout ce à quoi je suis attachée. Pourquoi ? Je n’en sais rien. On va dire que c’est mon karma. On va dire que ça t’apprendra à aimer trop, tiens ! Même si je n’ai jamais compris ce que ça pouvait bien être, aimer trop.

Ça donne quoi alors, d’aimer "pas assez" ? On se garde un bout du cœur pour soi, on distribue au compte-goutte, ou bien ?

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