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"Cent" blog fixe
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2 mai 2015

Reynald

Bonjour mes amis,

c'est avec, pour fond sonore, le chant mélodieux des oiseaux que j'ai le plaisir de vous retrouver ce matin.

J'espère que vous avez bien dormi et que vous vous apprêtez à passer un dimanche du feu de Dieu! (et pour ceux qui ont pris un acompte, cuvez bien LOL!)

Elsa, Angèle, bravo les filles!!! Car oui, il s'agissait bien de Reynald!

Vous êtes les meilleures, et bravo aussi à Andiachouchou qui est arrivé après la bataille et du coup a facilement brillé par une sorte de préscience en annonçant qu'il reconnaissait sa vieille branche de pote!

Comme vous êtes tous là avec la langue qui traîne par terre en attendant la suite, j'espère que vous ne serez pas déçus puisque j'ai l'honneur et l'avantage, mes chers amis, de vous présenter aujourd'hui une nouvelle facette de notre ami à l'accent traînant.....

TADAAAAM!!!!!!

 Reynald peinture

 Un tableau!!!! Rien que ça!

Eh oui, sous ses dehors fort modestes et super sérieux, l'Ami de ces dames était déjà un bourreau des coeurs!!

Et c'est sans doute aucun une de ses milliers d'admiratrices qui lui a peint le portrait, non pas sur la figure comme le croyait un de mes petits-fils un jour que je disais que j'allais peindre ma fille ("Ah bon? Elle ne te plaît pas telle qu'elle est??") mais comme vous le voyez, sur ce tableau merveilleux de solennité.

Mes amis, recueillons-nous devant tant de charme.

Je vous souhaite une belle journée à tous, et que les oiseaux chantent pour vous tout le long du jour!

 

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30 mars 2015

Au plus profond de nous

 Promenade (sous la pluie)

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dans une forêt revêtue d'un fabuleux manteau jaune...

Et encore! Tel que vous le voyez là

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 il a  déjà été grave amputé, 

les "cueillettes" ayant été lancées en début de mois

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Question (à laquelle je n'ai pas de réponse): pourquoi les forêts de l'Oise sont-elles recouvertes de jonquilles et pas "les miennes" ? Hein?? N'est-ce pas d'une cruauté inouïe???

❀◕ ‿ ◕❀

« La nature laisse le cerveau conscient se reposer, restaure notre capacité d'attention, diminue notre anxiété, nous reconnecte avec les images de notre univers primitif. Le besoin de "shinryoku", ces bains de verdure chers aux Japonais, est inscrit au plus profond de nous. »

Dr Denis Richard

« Attention, la pluie mouille. »

Dr Petit Sucre

28 décembre 2014

Un instant d'éternité

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Gourmandises au chocolat blanc créées et entièrement préparées pour moi par ma fille..

Vous l'aurez compris, je suis une "traumatisée" du chocolat blanc! Délicieuse réminiscence du moment où, après avoir franchi la frontière suisse (nous allions rendre notre visite annuelle à la famille vaudoise), Maman achetait du chocolat blanc. À cette époque, on n’en trouvait pas en France !

Il y avait ensuite le froissement du papier lorsqu'elle développait la tablette de son emballage, le craquement net de la barrette, la séduisante pâleur de la friandise qui nous mettait des étoiles plein les yeux.

Puis Maman nous en donnait religieusement un carré chacun. Nous fermions les yeux pour mieux savourer cet instant d’éternité...

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Mon arrière-grand-mère Valentine* entourée de nous trois. Je ne sais plus si elle avait des petits petons, mais ce dont je me souviens très bien c'est qu'elle avait un sacré caractère!!

Mes amis, je vous souhaite un bon dimanche!

 

* si vous aimez les jolies histoires, veuillez vous transporter ici..

 

23 janvier 2015

Éparpillé

Il y a des moments où mon fils me manque, un truc de fou. Ça me tombe dessus comme ça, sans prévenir.. Comme ça.

Il faut dire, à ma décharge, qu’on est passé d’une relation très fusionnelle à une brisure nette et précise, paf ! Du tout au rien, une grande spécialité familiale. Éparpillé mon petit cœur, comme – c’est un hasard, c’est sûr – les petits coeurs semés par terre le jour où il est parti.

C’est bizarre, je l’ai senti. Je l’ai senti tout de suite que cette fois, c’était la bonne. Ne me demandez pas pourquoi, mais vous savez, il y a des choses que l’on ressent et puis voilà. Sous des couverts de "je pars quelques jours", je savais qu’il ne rentrerait pas, qu’il allait vers son destin, à un gros paquet de kilomètres de chez moi. J’avais des sanglots bloqués, de mes yeux jusqu’au plexus solaire. Dès la porte de chez Elle refermée sur lui, mes vannes ont lâché. Je me suis mise à pleurer, je me suis mise à pleurer toutes les larmes que je retenais depuis des jours, je me suis mise à pleurer tous les câlins qu’on ne se ferait plus, toutes les conversations qu’on ne se dirait plus, toutes les taquineries qu’on ne partagerait plus dans des grandes crises de fou-rire. Car mon fils, c’était ça aussi : grand pourvoyeur de rire devant l’Éternel. Et d’un seul coup, ses bras autour de moi, ses bras de fils mais des bras d’homme, quand même - ses bras disais-je, m’ont manqué dans un mal lancinant.

Alors j’ai pleuré puisqu’il ne me voyait pas, j’ai pleuré puisqu’il n’en saurait rien, j’ai pleuré et je pleurais tellement que j’avais la sensation que jamais, jamais je n’allais pouvoir m’arrêter. Je me suis vidée, vidée de tout, vidée de lui. Ça a duré un jour. Ou un mois. Ou une éternité.

Parce que mon fils vous savez, il est tellement, tellement différent de moi. Tellement attachant, mais tellement détaché. C’est en tout cas ce qu’il fait croire, et ma foi, il faut bien faire avec ! Ou plutôt sans. Sans les mots, sans les gestes, sans toutes ces petites choses qui disent je t’aime et qui font tant de chaud au coeur. Table rase est sa devise. Que ressent-il ? Est-il amoureux? A-t-il du chagrin? Vous ne le saurez jamais.

Or donc, mon petit garçon est devenu un homme, c’est officiel. Et dans mon cœur vrillé par le manque de lui, me vient un autre manque, plus sourd, plus dur : celui de mes petits-enfants.

Comment ma fille peut-elle survivre à ça ?

 

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27 décembre 2014

Tout le monde il est beau

 

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Je suis en train de relire un livre que j’avais découvert en 1987 et que j’avais adoré : "Des fleurs pour Algernon". Classé science-fiction, cet ouvrage raconte le cheminement de Charlie, un jeune homme attardé d’une trentaine d’années sur lequel on fait une expérience qui ne le rend pas seulement comme vous et moi mais carrément sur-surdoué. Pourquoi cette histoire me touche-t-elle autant ?

Depuis deux jours me trotte en tête un passage où Charlie constate qu’il progresse intellectuellement mais pas émotionnellement. Il y a un décalage phénoménal entre les deux évolutions, ce qui évidemment lui pose un problème énorme.

Je me demande si moi aussi, je ne serais pas attardée émotionnellement. Il faut savoir que Charlie est profondément gentil. Il ne voit le mal nulle part, il ne sait même pas ce que c’est.

Mais la vie n’est pas comme ça. La vie ce n’est pas tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. Et non seulement ce n’est pas ça, mais ce n’est surtout pas que toi tu donnes tout avec le sourire et que tu ne reçois jamais rien, enfin, rien de cool je veux dire. Et encore moins qu’on use et abuse de toi et que tu dises merci. Que tu dises merci !

Ils se moquent de lui sans cesse et ils rient, ils rient ! Ce sont mes amis, se dit Charlie, on s’amuse toujours tellement bien ensemble, qu’est-ce qu’on rigole, oui j’ai de la chance de les avoir pour amis, se dit Charlie.

Mon Dieu ! Combien ont-ils été dans ma vie, les "amis" comme ça (et quand je dis amis, je parle aussi des gens de ma famille!!), avec leurs réflexions blessantes et leurs attitudes humiliantes qui, encore maintenant - malgré mon grand âge, veux-je dire - me laissent bouche bée ? Pourquoi à chaque fois ne pense-je qu’après coup (genre en pleine nuit) à la répartie trop géniale que j’aurais pu balancer ? Pourquoi suis-je handicapée de la haine, de la rancune, de la juste colère, incapable de me défendre ? Est-ce la faute de mon père comme je l’ai longtemps cru (auquel cas, c’est fichu pour cette vie !)? Est-ce une question d’inné, de personnalité ?

Et ces outils qui me manquent tant, vais-je un jour les trouver ??

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11 septembre 2014

Trouver les mots

Vlan le coup de calebasse sur la tronche ! Notre monde est dirigé par l’argent et par la violence, comment ai-je pu l’oublier ?

Le plus important maintenant, ça va être d’aider ma fille à se relever.

"Tu en profiteras pour". Mauvais choix. Elle ne va pas profiter qu’on lui arrache ses enfants. Elle a morflé, elle morfle, elle morflera. Enfin, tout le monde morfle, c’est ça qu’est super chouette.

Le jugement a été rendu au mieux de l’intérêt des enfants. Il est dans l’intérêt des enfants de recevoir une éducation classique, avec sanctions et punitions, plutôt que "positive", celle que pratiquait ma fille, sollicitant coopération et réflexion de la part de ses enfants. Elle les incitait à exprimer leurs émotions, aussi. Grossière erreur ! Visiblement, cette éducation super bien acceptée au Québec ne l’est absolument pas ici.

Mais ce n’est pas la plus grosse erreur qu’elle a faite.

Non, sa plus grosse erreur, ça a été de quitter son enfer. Et par là-même, d’avoir privé son mari de voir ses enfants pendant quelques semaines. C’est écrit noir sur blanc, un gros paragraphe : quel que soit le comportement d’un parent, l’autre n’a pas le droit de le priver de son autorité parentale.

La peur et la maltraitance ne sont pas des arguments recevables.

Bon. Il faut que je trouve les mots pour aider ma fille à se relever.

La colère n’apportera rien. La justice a parlé. Accepter le verdict.

Et trouver les mots. Trouver des mots, purée ! Il paraît que je suis super douée pour ça ! C’est le moment ou jamais de le prouver !

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14 septembre 2014

Le loup l'emporte

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C’est aujourd’hui que mes petits-enfants partent.

L’aîné est prostré, le petit veut "tuer son père". Et moi j’ai la haine. Moi, d’habitude si mimi, super douce et gentille, j’ai la haine. Parce que je ne comprends pas. J’ai essayé d’accepter, je vous jure que j’ai essayé. De toutes mes forces, de tous mes pores, à défaut de le pouvoir de tout mon cœur. J’ai lu et relu les argumentations, les pourquoi et les comment.

'Lui', la garde ne lui suffit pas, il en rajoute dans le sadisme.

"La raison du plus fort est toujours la meilleure". Comme vous avez raison, Monsieur de la Fontaine ! Car c’est la force, Mesdames et Messieurs, qui régit notre monde. Pas celle de l’amour. Non. Celle de la violence et de la méchanceté.

 Le loup l’emporte, et puis le mange

Sans autre forme de procès.

2 novembre 2014

Les pêcheurs de lune (2)

[ Résumé de l’histoire : il y a bien longtemps, nos amis les Noviangetumnois s’étaient mis en tête d’attraper un morceau de lune pour avoir de la lumière les nuits où elle s’avisait de disparaître sans avertissement. Un soir, ils en surprennent un bout dans la mare du forgeron et décident de le repêcher …]

 

On alla quérir un grand seau qu’on attacha à une corde, et hop ! le plus âgé et le plus jeune du village le lancèrent au milieu de la mare où il atterrit avec un grand plouf. On hala le seau. Hélas ! Il était vide ! Rien qu’un peu d’eau boueuse qui n’éclairait rien du tout…

Tandis que tout le monde se penchait au dessus du récipient pour mieux voir et se lamenter, la surface de l’Oise reprit sa tranquillité et la bouture de lune se remit à luire dans toute sa splendeur. On recommença l’opération, mais en vain. La lune semblait narguer ses adversaires. Ce fut à chaque fois un beau concert de lamentations, de regrets, de remue-ménage, auxquels répondirent bientôt les grognements des cochons dans l’enclos du forgeron, que le bruit avait réveillés...

- Ils ont l'air d'avoir faim tes porcs, tu ne les nourris donc jamais?

- Si je les nourris ? Ils mangent mieux que toi, par Toutatis ! La lune est dans ma mare et je te prie de me parler sur un autre ton!!

- Alors pourquoi crient-ils ?

- Mes cochons crient parce qu’ils ont l’habitude de manger quand ils ne dorment pas. Ils mangent ou ils dorment, voilà ce qu’ils font mes cochons !

- Alors va les nourrir ! Leurs cris nous empêchent de nous concentrer et la lune doit être pêchée avant le jour !

La forgeronne en haussant les épaules retourna à sa cabane chercher un sac de son. Mais au lieu de se diriger vers l’enclos, elle revint vers la mare en s’écriant :

- Je crois que j’ai une idée ! Par Lug, vous avez sacrément de la chance de m’avoir dans le village !

Et la voilà qui répand le son à toute volée sur la surface de l’eau aussi loin qu’elle peut.

- Va à l’enclos, dit-elle à son mari, et ramène-moi une grosse truie ! La plus grosse !!

- La plus grosse ? Pourquoi faire, ô ma femme ?

- J’ai dit la plus grosse parce qu’il me faut la plus grosse ! Réfléchis, homme de peu de cervelle, il me faut celle qui a le plus gros estomac ! Ah ! Tu peux te réjouir de m’avoir pour femme car tu vas voir ce que tu vas voir !

Le forgeron ramena une truie avec un ventre comme une barrique. La femme défit la corde du seau et l’attacha, bien serrée par un bout, à la queue de la bête.

- Aidez-moi à la pousser vers la mare, ordonna-t-elle à la foule subjuguée. Et mettez-lui le nez dedans !

La surface de l’eau sentait le son. La truie, alléchée, se mit à patauger tant et tant, et elle se régalait, elle se régalait …

- Elle mange ! elle mange ! Ça y est !! Elle l’a avalée !

En effet, dans l’eau brouillée, l’image de la lune avait complètement disparu. Si vous aviez vu les gens se congratuler et laisser exploser leur joie ! Seule la forgeronne gardait la tête froide.

- Maintenant, ordonna-t-elle, que les hommes les plus forts tirent sur la corde pour ramener la cochonne.

On tira, on tira. Han ! han ! La truie, le groin dans la vase, poussait des hurlements désespérés et se débattait, se débattait.. Dans la fange liquide qu’était devenue la mare, plus trace de lune… À vrai dire, plus trace d’eau non plus …

- La gourmande n’en a pas laissé un seul morceau !

Chacun, extasié malgré l’aspect rebutant de la bête, voulait toucher ce boueux instrument du miracle.

- Mais comment va-t-on récupérer la lune maintenant ?

La forgeronne toisa l’impudent :

- Comment, on ?? C’est moi qui vais récupérer la lune qui était dans ma mare et que ma truie a avalé ! Je ne veux plus personne autour de moi ! Allez, ouste !

La superbe rentra chez elle avec sa truie et mit tout le monde à la porte. Elle ordonna à son mari d’aiguiser un grand couteau et d’apporter du bois pour relancer le feu, car on n’y voyait goutte.

- Je devais la sacrifier la semaine prochaine, ça tombe bien. Aide-moi, mon homme ! Nous appellerons les autres quand nous aurons terminé.

Devant la cabane close, la foule navrée attendait en retenant son souffle.

On entendit des cris perçants.

- C’est la truie qu’on égorge ! expliqua celui qui avait collé son oreille à la porte.

Puis des éclats de voix.

- La forgeronne dit qu’il faut ouvrir l’estomac. Le forgeron proteste qu’il est fatigué. La forgeronne le traite de paresseux.

Un silence.

- Ils ouvrent l’estomac.

Des bruits sourds.

- Ils le mettent dans un plat.

Un silence.

- …

Un long silence.

- …

Un bruit de claques.

- Le forgeron gifle sa femme.

Un gros boum.

- La forgeronne casse un pot sur la tête de son mari.

Un très gros boum.

- C’est le plat qui tombe.

Un silence. Un grésillement. Un très long silence. Une exclamation. Un éclat de rire. Des bruits non identifiés.

- Ils cherchent quelque chose.

La porte s’entrouvrit. La forgeronne parut, un couteau à la main.

- Allez me chercher un fuseau avec un très long fil de laine !

On alla chercher le fuseau. La porte se referma.

- Par Bélénos, elle va pendre son mari !

- Ou lui couper la tête !

La porte s’entrouvrit de nouveau. Le forgeron parut.

- Ouf ! Il vit encore !

- Que chacun apporte un petit pot en terre !

Chacun alla chercher un petit pot. La porte se referma.

- Et la lune ? Où est la lune ?

- La lu-mière !! La lu-mière !!!!

Enfin, la porte s’ouvrit toute grande sur la hutte illuminée. Miracle !

- Elle est là la lumière, imbéciles !

Devant le foyer, bien alignés, les petits pots abritaient une flamme vive. Pas un coin de la cabane n’était restée dans l’ombre. Jamais, même en plein jour, on n’avait si bien vu à l’intérieur d’une maison dont la porte étroite et les fenêtres minuscules laissaient entrer plus de froid que de soleil…

Solennellement, la forgeronne remit à chacun son lumignon.

- Voici, dit-elle, la lumière que nous avons trouvée.

Quand on se fut bien réjoui et qu’on eut bien félicité la futée, quelqu’un osa demander :

- Mais comment avez-vous donc fait ? Et pourquoi le fuseau de laine et le couteau ?

- Le couteau, expliqua la forgeronne, c’était pour couper la laine en petits morceaux. Chaque morceau trempe dans la graisse de chaque petit pot.

- Mais la lune ? la lune que la truie a avalée ?

- Ce que vous êtes bêtes ! dit la forgeronne. Quand nous avons ouvert la truie nous n’avons rien trouvé !

- Alors j’ai giflé ma femme.

- Alors j’ai giflé mon mari.

- Alors j’ai re-giflé ma femme, et son fuseau de laine est tombé dans la bassine de lard, la bassine est tombée dans le feu, le feu a pris à la laine imprégnée de graisse et cela s’est mis à brûler lentement et à donner une lumière douce comme celle de la lune…

- Alors nous avons fait fondre toute la graisse que nous avons mis dans chacun de vos pots avec une mèche de laine, et par une branche enflammée nous les avons tous allumés. Voilà. Maintenant grâce à ces petits pots de lumière nous n’avons plus besoin d’attraper la lune. Ah lala, vous pouvez bien tous nous remercier…

 cochon

 

En vérité, la truie avait-elle avalé la lune ? Nul ne saurait le dire. L’important n’était-il pas d’avoir trouvé la lumière ? Plus jamais on ne la perdit, et plus jamais on n’eut besoin de jeter des porcs dans la rivière.

27 octobre 2014

Les pêcheurs de lune

 

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Jadis, en bordure de la forêt de Carnelle, à une journée de marche en amont du confluent de l’Oise et de la Seine, il y avait à l’emplacement de l’actuelle ville de l’Île-Adam, dans le Val d’Oise, une bourgade celte connue sous le nom de Noviangetumn.  

Tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes antiques si la lune n’avait donné autant de soucis aux habitants de Noviangetumn. En effet, ils ne se consolaient pas de voir cet astre capricieux disparaître en partie ou en totalité sans qu’ils sachent pourquoi. Pourtant, ce n’était pas faute de l’honorer d’un culte scrupuleux et de l’implorer quotidiennement afin qu’elle se montre toujours dans toute sa splendeur. Peine perdue : certaines nuits, la lune s’amenuisait mystérieusement pour reparaître de la même façon. Cette infidélité provocante laissait les pauvres Noviangetumnois perplexes.

Les anciens, lorsqu’on leur posait la question, prétendaient en hochant gravement la tête qu’il n’en avait pas toujours été ainsi. Néanmoins, ils se montraient incapables de préciser l’origine de ces disparitions, si régulières qu’on s’y référait pour mesurer le temps.

- Mais pourquoi repousse-t-elle tous les mois ?" leur demandait-on.

- Par Bélénos!! Elle repousse parce que ... c'est une sorte de champignon!"

Personne ne paraissait convaincu, car il fallait encore expliquer pourquoi ce champignon céleste se promenait au-dessus de la tête des gens et comment il s’accrochait.

Autre mystère : le soleil. D’où venait ce feu bienfaisant qui se montrait si féroce l’été alors qu’il faisait chaud et si timide l’hiver, quant on en avait le plus besoin ? Les habitants de Noviangetumn vivaient donc dans la crainte de voir l’astre du jour se mettre à disparaître comme l’astre de nuit, ce qui se produisait, hélas, parfois (à chaque terrifiante éclipse). Bien sûr, à l’intérieur des huttes, de grands feux étaient entretenus sous les marmites pansues. Mais par les nuits sans lune, la campagne alentour paraissait immense et hostile malgré les miettes de lune éparpillées que sont les étoiles et qui ne suffisaient pas à la remplacer.

- Par Toutatis, que deviendrions-nous sans soleil et sans lune, dans la nuit noire ?"

**

Un jour, un Noviangetumnois plus futé que les autres suggéra de se rendre à l’endroit où le soleil surgissait de terre chaque matin, là-bas, vers l’est, dans le but d’en attraper un morceau. Il suffirait ensuite de grimper au plus haut sapin et de lancer la lumière solaire ainsi capturée pour ré-ensemencer le ciel. Ce serait plus facile que de dérober un fragment de lune car pour cela, il aurait fallu voyager jusqu’au bout de la nuit.

Sitôt dit, sitôt fait. On le vit alors partir en direction de l’orient en tête d’une cohorte de chariots transportant de grandes jarres aptes à contenir des fragments de soleil.

Arrivés au bout du plateau, les hommes de l’expédition attendirent le lever du jour. Las ! Le soleil brillait encore plus loin. Ils se remirent en marche, et sans doute cherchent-ils encore, car on ne les a jamais revus.

Or, ne voilà-t-il pas qu’un soir de pleine lune, on entendit de grands cris du côté de la cabane du forgeron. C’était la femme de cet artisan qui criait :

- Venez, venez voir!! Elle est là !"

Tout le monde sortit et se précipita vers la mare où le forgeron avait l’habitude de faire tremper le fer chauffé à blanc. La bouche de tous les Noviangetumnois s’arrondit d’extase : c’était vrai, la lune était là ! au milieu de l’eau, elle luisait doucement. Un morceau de lune tombé ici sans qu’on sache comment avait repoussé dans l’Oise !

- Ah, cette fois elle ne nous échappera pas !!"

Le forgeron, tout pénétré de son importance, déclara à tout un chacun que ce miracle ne l’étonnait pas : le Dieu protecteur des forgerons n’était-il pas le grand Lug, esprit de la lumière ? Et lui-même n’était-il pas le meilleur et le plus scrupuleux des ouvriers?

Nul n’en doutait. Pensez si on le félicita ; restait à repêcher ce morceau de lune bien tentant.

On alla quérir un grand seau qu’on attacha à une corde, et hop ! le plus âgé et le plus jeune du village le lancèrent au milieu de la mare où il atterrit avec un grand plouf. On hala le seau. Las ! Il était vide ! Rien qu’un peu d’eau boueuse qui n’éclairait rien du tout…

Tandis que tout le monde se penchait au dessus du récipient pour mieux voir et se lamenter, la surface de l’Oise reprit sa tranquillité et la bouture de lune se remit à luire dans toute sa splendeur. On recommença l’opération, mais en vain. La lune semblait narguer ses adversaires. Ce fut à chaque fois un beau concert de lamentations, de regrets, de remue-ménage auxquels répondirent bientôt les grognements des cochons dans l’enclos du forgeron, que le bruit avait réveillés...

 

5 août 2014

Lucy, Julie et les autres

Au commencement était Lucy.

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Autrement dit, notre grand-mère à tous.

Alors du côté de mon papa, sa mère, comme elle le disait elle-même, "s’était laissée coucher", sans se douter de la surprise qui l’attendait au bout. Quant à quinze ans elle s’est aperçue qu’elle était enceinte, elle s’est mise à avoir des idées morbides - toutefois, quitte à aller au ciel, autant aller au septième direct, c'est pour ça qu'elle a continué à voir son jeune amant chtimi, chose qui la mettait en joie, contrairement à la mère d’icelui. Ces légers différends ayant pris un certain temps, le fils de mes grands-parents fêtait gaiement son deuxième anniversaire quand ils se sont mariés.

Les parents de mon grand-père chti ont eu une histoire d’amour sans histoire : ils ont vécu heureux, longtemps, et en plus ils s’aimaient comme des fous.

Pathétique.

C’est pour ça que je me suis intéressée direct à Julie (deux générations au dessus) qui elle, a eu la bonne idée d’être amoureuse d’un homme marié.

Qui lui a fait quatre enfants.

Quand même.

Or, ce qui est super chouette, c’est que pendant ce temps, côté maternel, mon arrière-grand-père était en train de se prendre la tête avec sa mère - version suisse très améliorée de mon arrière grand-mère chti. Celui qui allait devenir mon arrière-grand-père était en effet quelque peu coléreux, et sa mère carrément hystérique. Bref : une porte qui claque, un mot trop haut, et voilà le pépé qui prend le coup de sang. Il s’exile n’importe où, le plus loin possible de sa Suisse natale. C’est tombé à Paris. Enfin, à l’époque ce n’était pas un pépé, d’ailleurs il ne l’a jamais été ! C’était un beau blond. Ma sœur lui ressemble. Donc vous prenez ma sœur, vous lui coupez les cheveux et vous aurez mon arrière-grand-père suisse.

Arrivé en France il trouve un job de jardinier dans un château plein de fleurs. Au bal de la St Jean, il voit ma future arrière-grand-mère. Qui elle non plus n’était pas une mémé mais une brune pétulante aux yeux noirs, j’ai vu une photo d’elle jeune femme, elle était vraiment magnifique, elle avait un corps svelte, une taille très fine, soulignée par les robes qu’on portait en 1900, un vrai canon !

C’est le coup de foudre. Je le sais de source sûre : c‘est elle qui me l‘a dit.

Or donc, pour faire sa cour it was siouper pratic, comme il était jardinier il lui offrait tous les matins un bouquet de fleurs fraîches. C’est ainsi qu’emportés par le feu de l’action, si je puis dire, mon arrière-grand-mère se présente devant Monsieur le Maire avec un ventre de presque neuf mois. (Remarquez, sa propre mère était passée le même jour du registre des mariages au registre des naissances. Donc, en somme, on peut dire qu’avec le temps il y avait eu du progrès.)

Mais revenons à nos Suisses.

Quand mon arrière-grand-père meurt, à trente-quatre ans, sa fille (ma grand-mère maternelle) est placée chez sa grand-mère à elle, la mère de mon arrière-grand-père (l’hystérique). Ce qui n’était absolument pas triste; enfin plutôt si, ça l’était terriblement.

Du coup, ma grand-mère se met à nourrir l’idée de s’enfuir en France, comme son papa en son temps. Apparemment c’est un truc récurrent chez nous. Mais où trouver un beau Français blond quand on habite en Suisse ? Hm ?

Rien de plus simple : il se trouve que la sœur de mon arrière-grand-mère avait épousé un homme. Or, cet homme avait une sœur, qui avait un fils, blond. Et surtout, Français ! Si bien que chaque fois que ma grand-mère allait en France rendre visite à sa tante, elle allait avec cette dernière voir sa belle-sœur (pas la sienne, celle de sa tante) qui donc avait ce fils qu’ainsi elle rencontra. Et c’est comme ça que mes futurs grands-parents s’atteignirent.

Compte-tenu du nombre de kilomètres qui les séparaient (elle vivait en Suisse et lui en région parisienne) ils ont mis les bouchées doubles et se sont retrouvés en trois coups de cuiller à pot avec une triplée de filles.

Là-dessus mon grand-père épuisé mourut.

Si bien que ma mère se retrouva à son tour chez sa grand-mère. La méchante. Enfin une autre méchante.

Comme elle était en France elle se jura d’épouser un Belge. Elle n’a pas trouvé, elle a pris un chti.

Et voilà ! Est-ce clair ou je recommence tout ? sourire

 

7 septembre 2014

Tenir debout

"Tenir debout, bien droit tant que l’on peut". Tes mots m’ont fait direct penser à ceux de ma mère que j’avais retrouvés dans un de ses bouquins. Elle y avait glissé un petit papier écrit au crayon. Ma mère ne se livrait pas, c’est un doux euphémisme, peut-être même espérait-elle que le crayon se serait effacé avant que quelqu’un tombe dessus, va savoir.. "On se regarde dans la glace, on dit encore merci quand on se reconnaît. Malgré les rides, les cheveux blancs, les douleurs sournoises de la tête aux pieds. On appelle cela vieillir. On essaie de faire pour le mieux sans se laisser abattre. Ne pas courber l’échine ! Se redresser !"

Oui c’était comme cela pour ma mère, ne pas courber l’échine, garder la tête haute, encaisser sans dire un mot. Et en mourir. Ce n’est sans doute pas ce que tu as voulu dire mais c’est ce à quoi cela me fait penser.

Eh bien la fille que tu as en face de toi, vois-tu, elle n’est plus d’accord. Ni de se tenir debout, ni d’encaisser sans rien dire. La fille ce qu’elle veut, c’est qu’on l’oublie cinq minutes. Qu’on la laisse respirer, ou au moins reprendre son souffle.

Je comprends pas purée, si j’étais quelqu’un d’autre je m’adorerais! J’ai un sens de l’humour super, je suis chaleureuse et je donne même ce que je n’ai pas. Tu ne serais pas gentil avec une nana comme ça, toi, au lieu de la sucer jusqu’à l’os? 

Alors tu sais quoi ? Je ne me tiendrai plus droite le temps qu'il faudra! Na!

 

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2 mai 2014

Le plus petit fleuve de France

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pour Angèle : au risque de te traumatiser gravement

je t'informe que j'ai reniflé les géraniums et que je n'ai senti

ni odeur de rose ni odeur de citron !!

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PS Je modère les commentaires momentanément, histoire de vous laisser le temps de chercher où peut bien se trouver ce plus petit fleuve de France !

7 mars 2014

Amiens

Eh bien non, les photos d'hier ce n'était pas Amiens, à l'origine capitale des Ambiens (peuple de Gaulois-Belge), évangélisée au IVe siècle par St Firmin. Amiens, c'est ceci :

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Oui bon elles se ressemblent toutes vous allez me dire .. Il n'empêche que la cathédrale d'Amiens est classée patrimoine mondial (ce qui n'a pas empêché qu'on construise un truc affreux juste à côté).

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C'est à Amiens que se déroula l'anecdote fort connue du manteau de St Martin, ce dernier étant un cavalier de la légion romaine qui, après avoir croisé un mendiant transi de froid, coupa son manteau avec son épée pour lui en donner la moitié.

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Bon, là, vous avez deviné où c'est ? Ben oui : un cimetière !

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.. avec entre autres, la tombe de Jules Verne, où on a représenté l'écrivain, soit ressuscité, soit il a pas du tout envie de mourir et il se fait la malle !! (Jules Verne était Nantais mais il a épousé une Amiénoise et s'était installé définitivement à Amiens à l'âge de 43 ans).

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Petit tour dans la ville, avec ses maisons typiques de la Picardie..

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 Amiens est appelée "la petite Venise du Nord"

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Un Amiénois qui prend un bain de pied ? Vous croyez ?

 

Belle journée à vous mes amis !!!!!!!

10 juillet 2014

Devinette maritime

Nous avons quitté une Île-de-France pluvieuse

pour une Côte d'Opale

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radieuse!

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son sable fin,

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ses reflets de soleil couchant sur la mer

(d'où son nom)(à la Côte, pas à la mer)

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ses piedsdanslôses magnifiques

ses chouettes rieuses

Bon, alors, la devinette du jour!

que contient le carton que porte ma fille ?

◕ ‿ ◕

5 novembre 2015

कस्तुर्ब

Gandhi 13 a

Gandhi (à gauche), à 13 ans, âge auquel il épouse Kasturba qui a le même âge que lui. Leur mariage a été arrangé par leurs familles respectives (le net n'est pas très généreux en photos de Kasturba jeune et je n'en ai donc pas à vous proposer).

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Kasturba est illettrée (c'est une femme !), et son mari (qui se prépare à devenir avocat) commence par lui apprendre à lire et à écrire, ce qui est une révolution révolutionnaire !

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Kasturba avec ses fils Harilal, Manilal, Ramdas et Devdas.

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 Gandhi, 37 ans

Kasturba suivra et soutiendra son mari toute sa vie .. même lorsqu'il choisira la vie d'ascète au jeune âge de 34 ans :-(

Gandhi_and_Kasturba_seated

Du reste, malgré ses problèmes de santé (elle souffre de bronchites chroniques) qui s'aggravent avec les dures conditions de vie en ashram et le stress des nombreuses arrestations, elle participe elle aussi à des manifestations politiques et humanitaires qui la conduiront, comme son mari, souvent en prison.

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Prison où elle mourra, d'ailleurs, à l'âge de 74 ans (22 février 1944), après que Gandhi eût refusé qu'on lui administre des injections de pénicilline et qu'elle lui eût dit: "N'aie pas de chagrin si je meure". Il avait alors placé affectueusement sa tête sur ses genoux et c'est ainsi qu'elle s'était éteinte doucement.

Gandhi fut inconsolable. Après la crémation, il se disait qu'il ne pouvait vivre sans elle... que sa mort laissait un vide que rien ne pourrait combler. Puis, à la pensée qu'elle était morte sur ses genoux, il se demanda : "Que puis-je demander de mieux?"

Et il se sentit apaisé.

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Non non, ce n'est pas Jésus avec Marie-Madeleine .. C'est Gandhi et Kasturba !

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21 février 2015

Un petit coin de Paradis

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Ma fille retrouvant son "petit frère d'amour" après six mois d'absence

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ma fille découvrant que son frère a un chat

(information capitale que j'avais omis de mentionner!!!)

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ma fille (qui adore faire la vaisselle - encore une lourde tare maternelle!!)

faisant la vaisselle chez son frère

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ma fille au paradis (de son frère)

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ma fille au moment de repartir ..

 

Vous devez en avoir ras-le-bol que je vous parle de mes enfants. Croyez-bien que moi aussi! Et j'espère que ça ne va pas durer 107 ans, cette histoire!

 

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10 décembre 2014

Tout petits

Je crois bien que je suis en train de me constituer une belle collection de photos d'églises ...

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une de celles de Beauvais qui était ouverte (église St Étienne)..

On se sent bien petits, hein?

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pour une fois, j'y ai croisé Jésus ailleurs que sur sa croix!

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le baptistaire, qui est dans une "pièce" à part..

alors le truc de fou là-dedans, quand on touche les murs, les colonnes

c'est mouillé! On a l'impression de toucher de la craie!!!

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impression confortée quand on lève le nez et qu'on voit que

le plafond se fissure de partout (les murs itou)!!!!

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Vite vite, tous aux abris!

(dehors en l'occurence!)

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15 août 2014

La belle rouge

L'avantage d'être une habituée, que dis-je une habituée, une star dans la piscine où vous vous rendez régulièrement avec l'une ou l'autre de vos filles, c'est que lorsque cette dernière loupe son train pour vous y retrouver et arrive vingt minutes après vous, elle est introduite gracieusement, on lui prête un jeton pour la cabine et un des maîtres-nageurs vient jusqu'au bassin vous avertir que Mâdaâme, votre fille vient d'arriver! faisant de vous l'espace de trois secondes une Very Very Important Personcontent1 (2)

 

Ce qui est bête, c'est que ça ne marche pas avec la météo ...

Ce qui vous attend à la sortie:

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(photo prise de l'abribus qui n'abrite rien du tout, en fait)

Oh et puis flûte!

s'exclame votre fille

 en partant d'un pas décidé (mouillée pour mouillée, hein!)

FLOC.... FLOC .... FLOC ....

17 novembre 2014

Obscurité

Bonjour mes amis,

cela vous est-il déjà arrivé de pénétrer dans une église pas éclairée DU TOUT???????? Eh bien à moi si! Pas plus tard qu'hier soir en revenant de Compiègne. Cela fait vraiment une drôle d'impression! Déjà que ce genre d'endroit appelle au silence, au recueillement.. là dans le noir c'est vraiment bizarre... vraiment..

Voici quelques images... Pour les sensations, je vous laisse faire appel à votre imagination!!

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Pour tout dire, cette église ne m'était pas inconnue : je l'ai découverte il y a une petite huitaine d'années (de jour, je précise!) avec le village* qui est autour. Je voulais vérifier que c'était bien là que j'avais lu les mots suivants:

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C'était bien là! On ne peut pas les rater, ils sont juste à côté de la porte dès qu'on entre dans l'église!

 * St Jean-aux-Bois (Oise)

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Belle semaine à vous mes amis!

3 novembre 2014

La fille de sa mère

Mes chers amis,

le paranormal existe, je le rencontre tous les jours. Aujourd'hui, je peux même affirmer qu'en plus, le paranormal est héréditaire. La preuve hier, avec le déboulage intempestif autant qu'imprévu de ma fille, son ordi portable sous le bras.

"Mon PC est hanté!!!" qu'elle me geint.

Aussitôt dit, aussitôt démontré.

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- Bah qu'est-ce qu'il a?

- Je sais pas. Je l'ai trouvé comme ça ce matin!

 - T'as touché à quoi?

- A rien du tout!!! À absolument rien du tout!!!!!! Je dormais!!!!

Chui sûre que c'est mon Titi qu'a touché à quelque chose cette nuit!!!!

(Titi, c'est son chat) 

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- Ça doit être d'un pratique...

- J'te raconte même pas!

Soit je tape la tête en bas, soit faut que je retourne le PC!!

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Je sais, vous allez me trouver drôlement indigne comme mère, mais franchement, ça me fait quand même plaisir qu'il arrive des trucs bizarres à d'autres personnes qu'à moi...

Si vous êtes sages, la prochaine fois je vous parle de sa machine à laver...

15 juin 2014

Virée à la mer

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Un tour en côte d'Opale ça vous dit ?

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je lui trouve une drôle de couleur, à ma mer chérie ...

Pollution ? suite de la tempête du 8 juin ?

(oui, parce que je ne vous ai pas dit, dimanche dernier j'ai eu la peur de ma vie!!!!!!! j'ai cru que c'était la fin du monde! depuis on en a parlé abondamment, de cette tempête du 8 juin. Une tempête ?? En juin ?? Cherchez l'erreur!!!)

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spécialité locale...

No comment! (✿◠‿◠)

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Les dunes...

Quant on était gamines à peine arrivés on se roulait dans le sable fin avec un délice!!!! (on a même eu la chance de dévaler la dune du Pilat dans tous les sens vu qu'elle était encore librement accessible. Mais bon la dune du Pilat c'est pas vraiment le même coin!)

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Et puis au Pilat on ne risquait pas de tomber sur des vestiges de blockhaus..

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et encore moins sur un type de végétation pour le moins insolite ...

 

♫•*(¯`v´¯) ¸.•*¨
            *◦.(¯`:☼:´¯) Bye les amis!!
              ..✿.(_.^._)*•.¸¸.•*`*•.¸¸
✩¸ ¸.•*¨ Bon dimanche à vous!

.¸¸.·*·.¸¸.☆☆.¸¸.·*·.¸¸.☆

 

6 octobre 2015

Extrêmement moche

Incontournable lorsqu'on a (eu) une petite "Provinciale" à la maison, lui faire visiter certains coins d'Île-de-France.

À ce propos, surprise quant aux idées que les gens se font de Paris! La première fois que la Gazelle est venue ici, sa mère l'avait bardée de recommandations, genre elle allait se faire trucider à tous les coins de rue, tu sais, la capitale ma fille... Komême! Je lui ai gentiment précisé que petitun, chez moi c'est pas Paris et que petitdeux, quand même on trouve des gens civilisés à la capitale, si si!!

Bref. Or donc, nous sommes allés au Château de Versailles.

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Je suis en extase devant les plafonds...

Quel talent avaient ces peintres!!

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Maintenant, Versailles, c'est aussi cela....

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... que je trouve extrêmement moche!! (et je ne parle pas du nom que ça porte! Bonjour la poésie!) (Pardon à l'artiste si par extraordinaire il passe par ici, mais bon hein! Je donne mon avis!)

Ou encore cela....

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.... On se demande ce que ça vient faire ici!!!!!!!

PS Nous étions garés dans le parking situé sous le marché. Chacune des sorties indique à quel étal du marché on arrive: viande, pain, farine, etc.

Ceci pour expliquer la photo de l'article "La démesure"...

Belle journée à vous!

10 août 2015

Drôles de menhirs (2)

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Bonjour mes amis,

lorsque nous sommes arrivés à Quend la marée était basse. C'est d'ailleurs ce qui nous a permis de faire connaissance avec les "parcs à moules" ("arbres à moules"?) ("moulots"?) ("mouliers"?), vu qu'habituellement on se pointe à l'heure de la pleine mer.

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À ce que j'ai compris, au début les drôles de menhirs ressemblent à ça. Une fois que les moules sont bien accrochées on enlève le filet (enfin si il y a un spécialiste en moules dans le coin, qu'il n'hésite pas à donner des précisions!).

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En revanche les machins au milieu, je ne sais toujours pas ce que c'est.

Or donc la marée était basse, plus exactement elle remontait (bravement, mais vitement). Ceci étant, cela nous a offert un espace naturel totalement désert, comme vous pouvez le constater de vos petits yeux mal réveillés (sauf au moment où on s'est rhabillées, je ne sais pas pourquoi: on a vu une tête, puis deux puis trois puis dix surgies d'on ne sait où s'agglutiner sur NOTRE plage!!).

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Hop, ni une ni deux on se met en maillot.

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(Là, vous avez dû faire le compte: une journée + deux filles = cinq sacs. Question : une semaine, deux filles, combien de sacs?)

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Vingt minutes et les trucs bizarres du milieu ont déjà les pieds dans l'eau!!

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En fait, à marée haute tout est recouvert.. 8-P1040943

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Waouh la belle vague!

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GLOUGLOU!

6 septembre 2015

Des Guillaume partout

Bonjour mes amis,

lors de notre dernière balade dans la Somme, ma fille s'est étonnée de trouver des Guillaume partout. "Il s'agit de Guillaume le Conquérant", lui ai-je précisé.

Comme elle m'a demandé qui c'était, me voilà replongée dans ma chère Histoire, un domaine dont je ne me lasse pas, pour lui concocter un topo à ma façon, et ce, malgré les commentaires surprenants que la chair de ma chair ne manque pas de faire lors de mes cours d'histoire,

genre ....

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"Jeanne d'Arc entendait des voix? AH OUAIS! QUAND MÊME!!!!! Elle était schizophrène, quoi ..."

Mardi dernier nous étions en effet en la jolie cité de St-Valéry-sur-Somme,

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ses ruelles pavées fleuries,

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sa vue sur la baie,

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sa gare près du port,

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ses animaux sauvages...

 

Mes amis, je vous souhaite un beau dimanche!

(\__/)
(='.'=)
(")_(")

 

23 octobre 2015

Dans quel monde vit-on?

(elle, à un copain qu’elle n’a pas vu depuis longtemps) Salut!! Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus!

(copain) Oh, bonjour ! (puis, désignant les deux enfants qui sont derrière lui) Je te présente Marie et Paul.

(elle) Eh bien, vous n’avez pas chômé ! Et ta femme elle est où ?

(copain) Tu n’es pas au courant ? J’ai quitté Isa.

(autre copain, surgi de nulle part, qui enlace le premier) Salut ! Moi c’est Claudio!

(elle, larguée, mais très open-minded) Tu as carrément changé de vie alors… Mais avec Isa, tu es bien resté marié vingt ans, non ? Et tout d’un coup ....

(copain) Bah oui, que veux-tu, j’ai rencontré Claudio... Le coup de foudre !

(elle) Quelle révolution !

(copain) On dit coming-out..

(elle, bêtement) Bien sûr, bien sûr...(puis, pensant avoir compris) Et Marie et Paul sont les enfants que tu as eus avec Isa.

(copain) Non pas du tout, la maman de Marie est une amie homo qui voulait un enfant.

(elle, de plus en plus perdue) D’ac-cord !!!!

(copain) Et Paul est le fils que j’ai eu avec une amie hétéro dont le mari ne voulait pas d’enfants..

(elle) Ah?????? Le mari était d'accord?

(copain) Moyen au début, mais finalement il est ravi d’avoir un petit à la maison ! En plus ça lui fait trois papas et une maman, à Paul..

(elle) C’est vrai que vu comme ça... Vous avez une garde alternée ?

(copain) Pfff, nan, la mère de Paul ne veut rien savoir ! Je m’en occupe seulement les week-ends et le mardi soir ....Si ma sœur avait accepté de porter Paul ça aurait été tellement plus simple!

(elle, un sourire crispé) Si tu le dis...

(copain) Au lieu de ça elle a fait un enfant à son mec!

(elle) Pas possible! .... Dans quel monde vit-on....

 

Elever

 

 

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