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"Cent" blog fixe
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26 mai 2014

Sédatif

Le plus jeune de mes petits-fils est toujours le dernier couché. A croire que la tombée de la nuit le surexcite, lui donne des idées sublimes comme se jeter à plat ventre pour atteindre le sachet de Bêtises envoyées par Édith (il s’imagine sans doute que s’il rampe personne ne va le voir) ou de se cacher pour ne pas se mettre en pyjama..

Si bien que nous voilà fort coites de soudain ne plus rien entendre, ni cris de grands frères qui veulent dormir, ni hurlements, ni badaboum parce que la boîte de Nesquik pourtant haut perchée a chu en répandant l’intégralité de son contenu sur le sol, et ce par l’opération du Saint Esprit puisque l’enfant jure ses grands Dieux qu’il n’y est pour rien, si bien, disais-je, que nous voilà toute surprises par le doux ronflement émanant du fauteuil sur lequel le petit s’est endormi d'un seul coup devant la télé ... laquelle offre - comment n'y avoir pas pensé plus tôt ? - un programme quelque peu sédatif ...

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5 octobre 2014

La vie

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l'Île-Adam (95)

Il y a un film que j’aurais beaucoup aimé voir au ciné, c’est SMS. Comme pas mal d’autres je l’ai raté, pour la bonne raison que dans le petit ciné où je vais, l’affiche est modeste et que si je ne m’y rends pas la semaine où le film passe (à part les exceptions, comme "Intouchables" qui a été prolongé pendant des semaines) eh bien voilà, c’est mort.

Toujours est-il que j’ai lu le livre. Et je me suis arrêtée sur une phrase, une seule :

"Ce que j’avais pris depuis toujours pour un manque d’affection à mon égard n’était peut-être au fond que la traduction de sa démentielle efficacité".

Cela m’a fait penser à mon père. A sa froideur apparente. A sa redoutable efficacité.

Mon père m’a appris à faire les choses vite et bien, mon père m'a appris à rester digne et intègre en tout. En me léguant en plus de son amour dont je ne doute plus une seconde le patrimoine généalogique qu’il se trimballait depuis des générations, mon père m’a fourni les armes qui me seraient nécessaires dans la vie que j’aurai à vivre. Car il le savait, lui, comme la vie peut être douloureuse parfois. Il connaissait le rejet, la solitude, les cris et des silences bien plus assourdissants que des cris. Il savait que dans la vie, "on n’a rien sans rien" et qu’il faut se battre tout le temps. Et comment elle va faire, ma gamine qui se met à trembler dès qu’on hausse un peu la voix ? La sensiblerie ne sert à rien. Alors il a été efficace. "Tu n’as qu’un droit, celui de te taire".

Que se serait-il passé si, lorsque je me suis trouvée face à l’homme violent, je l’avais ramenée ? Serais-je encore de ce monde ?

Mon père m’a appris les codes, les codes de notre histoire. Il m’a donné les clés. Il m’a montré que chez nous, on ne s’en sort pas avec des démonstrations d’amour, mais avec des cris et des baffes. C’était un super cadeau. La preuve, maman qu’est-ce que j’ai pu t’en vouloir quand je te faisais part de mes chagrins et que pour toute réponse tu pleurais sans discontinuer ! Toi, tes clés étaient celles de la méthode douce. Pas très efficace ! "Quand on est née sous une mauvaise étoile …", disais-tu.

Mon père c’était : "Pour être respecté encore faut-il être respectable". Et : "Tout finit toujours par s’arranger".

TOUT FINIT TOUJOURS PAR S'ARRANGER.

Il me l’a dite il y a tellement longtemps cette phrase, tellement longtemps. Et il avait tellement raison. Vous savez pourquoi ? Parce qu’on a la vie. Cette vie dont on jouit sans même s’en apercevoir, cette vie qui nous porte et qui ne s’embarrasse pas de peccadilles.

Car au final, c’est ce qu’il nous restera : la vie qu'on s'est faite. Pas les peccadilles.

9 novembre 2014

Break

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(elle) J’ai décidé de faire un break.

(copine) T’as raison, de temps en temps il faut faire une pause !

(elle) Tu fais des breaks, toi ?

(copine) Bien sûr qu’est-ce que tu crois ? Tous les deux ans j’arrête les mecs ! C’est comme pour la pilule, il faut savoir laisser le corps souffler, après on se sent toute neuve tu vas voir !

(elle) Pour l’instant j’me sens plutôt comme une envie de mourir.. Elles durent combien de temps, toi tes pauses ?

(copine) Je sais pas… Une semaine ?

(elle) Ah, j'me disais, aussi…

26 octobre 2014

Samba

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Si vous en avez l’occasion, allez le voir. D’abord pour la musique, qui rappelle celle d’Intouchables. Ensuite pour Omar Sy et ses grandes…. mains (misère, les filles, si vous ne voulez pas rester sur un petit creux en sortant de là, munissez vous d’un BMBM pour après!). Et puis pour l’histoire, criante d’actualité. Un peu trop si vous voulez vous changer les idées, suffisamment pour se dire merci mon Dieu pour tout ce que j’ai et que tant de gens n’ont pas. On choisit pas sa couleur on choisit pas son pays…

Un bon film. Allez-y.

3 octobre 2014

Wifi

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Bonjour mes amis,

j'ai eu une panne d'internet! maintenant c'est revenu, et nouveauté : je suis en wifi. A moins qu'il faille dire j'ai une wifi ???? Si quelqu'un peut m'éclairer sur le vocabulaire nouveau..

C'est comme : "avant de mettre le filtrage t'as caché le ssid?" ou bien "ya un wps dispo" ou encore "tu veux la clé wep?", sans parler des "barres". Eh oui mes chers amis, maintenant j'ai des barres! trop d'la balle! Moi qui en étais restée aux barres que se tapait mon fils (apparemment c'était pas du chocolat), eh bien on dirait que le sens a encore muté depuis!

Or donc, j'ai des barres, pas beaucoup certes si j'en juge par la manière dont ça rame!!  Encore "un truc déposé sur mon chemin pour m'apprendre la patience" !!! (on va voir les choses comme ça, hein rire)

Allez les amis, je vous souhaite plein de barres et une bonne journée!

 

bisou-smack

 Smouiiiiiiiiiiiiiich!

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28 juin 2014

Ça sert à ça

(elle) t'as déjà remarqué que quand tu sors avec un homme marié, toujours toujours il te dit qu'il ne couche plus avec sa femme depuis perpète-les-temps?

(copine1) comme frère et soeur, ils sont ...

(copine2) c'est que ça doit être vrai ...

(copine1) alors comment t'expliques qu'au bout de quelques mois au lieu qu'il te tombe dans les bras ça redémarre avec sa femme comme jamais?

(elle) Ben justement, ça sert à ça un "écart".... A ranimer la flamme! sourire coeurs

 

21 mai 2014

Préliminaires

(elle) hier je suis rentrée avec Ivan, tu sais mon copain avec qui ça m’arrive de coucher …

(copine) oui, et … ?

(elle) ben on en était aux préliminaires, et ça durait, ça durait … à un moment je lui dis les préliminaires ça va, on peut faire l’amour maintenant ??

(copine) et ?

(elle) Il me sort : "Ya des fois, tu pénètres la femme tu sens rien… Ben avec toi c’est comme ça ! Alors si ça te fait rien je préfère qu’on en reste aux préliminaires!"

 

CDH blogspotqd-je-serai-grande2R

 

10 août 2014

Retrouvailles

Pour mes retrouvailles avec ma chère piscine (je vous rappelle que j'ai été l'objet d'un accident grave de doigt de pied qui m'a privée de mouillage pendant deux semaines) j'étais avec ma fille cadette, yeeeeeeeeessssssssss!!!!

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Par contre pour ce qui est de mes photos ....

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... elles sont toujours aussi nulles (mais ce n'est absolument pas de ma faute, mon appareil fait n'importe quoi, il ne prend jamais quand j'appuie sur le déclencheur, mais avant ou après, alors forcément!!)

Mes amis,
que ce dimanche vous soit doux !

 

11 juillet 2014

Devinette aquatique

Bonjour mes amis,

pour ne pas changer canablog bug, en tout cas pour moi, puisque je ne peux accéder à vos commentaires sur la devinette d'hier et par conséquent ne puis y répondre.

En attendant que tout rentre dans l'ordre (enfin, un ordre relatif) je vous propose une nouvelle devinette!

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à votre avis,

c'est quoi donc que c'est-y que la chose tout en bas ?

7 juillet 2014

Ma première fois

Je ré-édite ce récit pour Angèle.

Pour celles et ceux qui le connaissent déjà, qu'est-ce que je vous offre en attendant ? Du thé, du café ? Un pitit gâteau ?

mer et pins

C’était en Yougoslavie, puisque quand j’avais 17 ans cette partie du monde s’appelait encore ainsi. Il y avait tout ce qu’il faut : le ciel infiniment bleu, le soleil infiniment chaud, la plage infiniment douce, la mer infiniment pleine de mazout (enfin c’est pas grave c’est pas dans le mazout que ça s’passe).

Bien entendu, il y avait eu quelques petits exercices pour me mettre en condition, sur le sable des déclarations enflammées, en tout cas c’est ce que je me plaisais à imaginer vu que je ne comprends pas le yougoslave. Il y a un mot qui revenait souvent, c’est cepalovici, ça veut dire brochette je crois mais j’espère que je me trompe.

Oui donc, qu’est-ce qu’il m’a fait comme plan celui-là : un air tout malheureux, il avait une de ces façons de plisser les yeux pour me mener où il voulait avec la pointe de son regard.. il faut dire que c’était l’homme le plus beau que j’eusse jamais rencontré (si si, il méritait largement l’imparfait du subjonctif !). Miam. Mon petit cœur faisait Boumboum.

Mon Yougoslave s’appelait Jozsef. Ce n’est pas terrible comme nom, mais on ne peut pas toujours choisir (même si certains prétendent que si).

A vrai dire, j’étais très amoureuse.

Mais pas de lui.

L’autre (celui qui me plaisait) ne voulait pas de moi. Enfin si, il aurait bien voulu, c’est mon père qui ne voulait pas. De toutes façons celui qui me plaisait je ne l’avais pas sous la main, il était resté en France. Alors quitte à l’attendre, autant appréhender l’attente de façon ludique.

Bref. Pour vous expliquer mon état d’âme, j’ai fini par suivre Jozsef par dépit. Ce n’est pas une mise en condition faramineuse mais bon. Donc, il m’a emmenée très gentiment dans un petit coin isolé, abrité sous des pins, ça sentait bon, le sable était doux, etc, tout ce que j’ai déjà décrit plus haut.

Il m’a dit :"Comme j’ai envie de toi !" enfin, d’après ce que j’ai pu comprendre dans le laser de ses yeux.

La seconde d’après, j’étais toute nue.

La seconde d’après, il m’a dit "Comme tu es belle !" (toujours ma traduction approximative : vous avez déjà essayé de vous rappeler de trucs en yougoslave, vous ???)

La seconde d’après, il m’a écarté les cuisses.

La seconde d’après, il s’est mis à me lécher consciencieusement de la hanche gauche jusqu’au pied gauche. Calamité. Qu’est-ce qu’il fait ? Ne devrait-il pas plutôt rentrer dans le vif du sujet ? Mais non, il s’acharne, trop content d’avoir trouvé un point sensible, et même deux, puisque j’ai deux jambes. Et toujours à me dire des mots doux auxquels je ne comprends rien. Et pourtant je vous prie de croire que son cinquième membre était en état d’éveil avancé. Mais combien de temps ça va durer, ce manège ??? Si c’est ça les préliminaires, moi je ne prélimine plus jamais !

Puis d’un coup le voilà qui me pénètre. J’avais imaginé les cieux s’ouvrir, dans ma tête monter un hymne genre "la Marseillaise", ben au lieu de ça s‘impose à moi une phrase, "C’est à cette heure-ci que tu rentres ?", entraînant aussitôt un fou rire d’autant plus incontrôlable qu’il aurait été inopportun qu’il éclate. Je m’écrase les mains sur la bouche, pendant que Jozsef s’agite en hurlant qu’il m’aime. Ça j’en suis sûre, en yougoslave c’est volipte, j’ai appris très jeune comment on dit "je t’aime" dans toutes les langues, je me disais que ça peut toujours servir. La preuve.

La seconde d’après, il s’est écroulé sur moi en soufflant comme un âne atteint d‘emphysème.

Alors là, question : c’est fini ou c’est l’entracte ? Purée il ne bouge plus. Il a donc bien fallu que je me rende à l’évidence : c’était fini.

La première leçon a donc été rude, comme vous constatez, mais en fin de compte, c’est ce qui m’a donné envie de voir chez d’autres hommes s’il y avait plus à en apprendre.

Donc, Jozsef ..

M E R C I !

 

5 juillet 2014

Dis-le moi

arbre colliers

Je t’en veux tellement de m’avoir fait grandir dans la peur. Bon, OK, j’ai sûrement une nature qui s’y prête. Mais tes méthodes Papa, excuse-moi de te le dire, ça n’a pas dû arranger les choses. Je sais : pour tes filles tu voulais le meilleur. Ou plutôt tu voulais qu’elles soient les meilleures. Les mieux armées. C’est ça le plus marrant : ce que tu voulais, c’est nous donner les moyens qu’on ne dépende jamais de qui que ce soit, et surtout pas d’un mec. Super novatrice ton idée, dis-moi ! Ça ne t’empêchait pas d’en avoir d’autres particulièrement machistes et rétrogrades. Mais après tout, c’était des idées de ton temps.

Ta vie, ta vraie vie à toi, je ne l’ai jamais sue, sauf de la bouche de ta femme et de celle de ta mère. Mais ce que disent les femmes hein! On sait ce que ça vaut.... Que tu aies été taciturne et solitaire, je le crois sur parole. Que tu n’aies connu que Maman de toute ton existence, aussi. Franchement, je ne vois pas comment tu aurais pu caser une nana supplémentaire avec le temps que tu passais déjà avec nous, tes filles. D’ailleurs, permets-moi de te dire que c’est très dommage. Un peu de légèreté n’aurait pas nui. Tu serais rentré en sifflotant, comme tu le faisais le dimanche en écoutant tes chers Brassens, et Brel, et Aznavour, au lieu de nous aboyer dessus comme un malade en distribuant tes baffes. Mais bon, on ne va pas refaire le monde. En tout cas, pas le nôtre.

Le problème, vois-tu, c’est que je suis une petite chose dans un monde très hostile. Est-ce que tu l’avais prévu, dis-moi ? Ta chère grande, dont tu étais si fier quant elle te ramenait ses piles de Prix d’Excellence et autres Accessits, est-ce que tu avais prévu qu’elle se ferait essorer, ratatiner, qu’elle en prendrait sur la joue droite et qu’elle tendrait encore la gauche ?

Tu te rappelles ? "Tu n’as qu’un droit, celui de te taire". Oh ça pour ça Papa, je me suis tue. J’en rêve, même. Je suis avec les autres, tous ceux qui n’existent pas. On marche comme un troupeau. On est parqués, on va nous exterminer. Et ma chère pote la peur, elle me vrille la main en me faisant ses clins d’œil à la con.

Mais tu sais quoi, Papa ? En vrai, je ne t’en veux même pas. C’est juste que je ne sais pas quoi faire : quand je donne la main, comment faire pour qu’on arrête de me bouffer le bras dans la foulée ? Tu dois bien le savoir, toi! Allez, Papa, sois sympa ... Dis-le moi!

2 juillet 2014

Emmerdeuse

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Lundi lorsque je suis allée à la piscine j’étais toute seule !!! D’habitude j’adore que le bassin soit ab-so-lu-ment désert, je me prends pour une nana super importante qui a sa piscine privée pour elle toute seule ! Ben là j’en ai même pas profité ! Je suis tellement tendue et angoissée que j’avais mal partout ! J’ai eu beau négocier avec mon mental celui-là quand il a une idée fixe bonjour l’angoisse ! C’est le cas de le dire ! Pire qu’un pot de glue !

A un moment j’ai eu mal dans la poitrine, je me suis dit ça y est je vais mourir toute seule comme une cloche dans cette grande piscine, si c’est pas malheureux ! Si jeune ! Bon en même temps, si je coule à pic les deux maître-nageur qui me surveillent avec leurs magnifiques yeux beaux et forts vont forcément s’apercevoir de mon absence vu qu’il n’y a que moi ! Ils vont venir me sauver, en plus ils vont me faire du bouche-à-bouche chacun leur tour!

A peine j’avais visualisé la scène c’était mort, j’avais plus mal !

La vie j'vous jure !!! Mais quelle emmerdeuse !

 

30 juin 2014

Tous mes gâteaux

Je me rappelle, il y a longtemps, je faisais des gâteaux. Je faisais des gâteaux avec les fruits du jardin, des clafoutis juteux des cerises qui me coulaient sur les doigts et au coin des lèvres pendant qu’assise sur une branche je les cueillais au soleil. Des clafoutis aux fraises, aux framboises, et même aux groseilles à maquereaux. Avec les abricots, c’était les confitures. Mes filles n’attendaient jamais que la pâte passe au four, leurs cousins qui étaient plus vieux encore moins. Oui, parce que je m’étais "fabriquée" la vie que je n’avais pas eue. J’avais pris sous mon aile mes neveux abandonnés. Mon rêve c’était des enfants, beaucoup d’enfants, alors je les ai pris où je les ai trouvés. D’abord quatre, puis six, mes filles et leurs cousins. Et je me pavanais, fière, avec mon lot d’enfants qui n’étaient pas de moi.

Je me rappelle, ils étaient ma chaleur, mes rires et mes chansons. J’étais toujours là pour eux, pour réparer les cœurs avec tous mes gâteaux. Je faisais le pain aussi, et des bisous, et des câlins. Des batailles d’oreillers et des jeux de ballons. Des roudoudous avec du jus de fraises. Parce que je voulais qu’ils sachent, mes enfants, qu’il y avait une nana parmi les "grands" qui serait toujours là pour eux. Une qui ne les jugerait pas, ne les disputerait pas, une nana qu’ils pourraient toujours venir voir et à qui ils pourraient tout dire.

Et puis un jour, on s’est séparés. Lui et moi, on s’est séparés. On était d’accord, on avait parlé. On a fait un petit sitting pour le dire aux filles.

Et puis il est parti.

C’est après que ça s’est corsé, quand il a secoué les vagues. Ça le regarde, sans doute, ça le regarde. Mais les vagues qu’il a secouées, elles ont dressé un mur. Il m’interdisait de voir sa famille, sa mère que j'aimais tant. L'aîné de "mes" garçons venait en cachette.

Il a "pris" ma grande. Après c’était fini. Entre elle et moi, c’était fini. C’est pas qu’il n’y a plus d’amour, non, c’est pas ça.

C’est juste qu’on sait qu’un jour, moi j’ai été sa mère, elle, elle était ma fille.

 

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29 mars 2014

Bleu, blanc, rouge

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Réponse au commentaire de Marie-Marmotte qui se gausse (parfaitement, elle se gausse !!!) en me suggérant, la cruelle, de faire teindre mes trois tifs en bleu blanc rouge !!!!

J'l'ai déjà fait ! Et toc ! Avec mes ongles !!!!

En + c'était aux alentours du 14 juillet !! (pas fait exprès, j'le jure !!!)

Franchement j'avais eu un succès fou, surtout auprès des jeunes !!!!!!!!

fleurs

ET PAF !!!!!

1 mai 2014

Tendre et délicat

 

PREMIER MAI 2014 001

© Andiamo

Figurez-vous que l’Histoire ne retient que des choses insignifiantes, comme la tentative de putsch qui eut lieu sous le règne de François II (petit-fils de François 1er), lequel, une fois remis de ses émotions, fait exécuter en guise de pourparlers un millier de protestants, à la grande joie du Pape. N’eûmes-nous pas été plus intéressés de savoir que le roi Charles IX ressemblait comme deux gouttes d’eau à l’acteur Jean-Hugues Anglade (enfin, l’inverse) (Jean-Hugues a d’ailleurs interprété le rôle dudit Charles dans le film "La Reine Margot") (ceci expliquant cela).

Mais commençons par le commencement.

Nous sommes au XVIe siècle, sous le règne des guerres de religion (ce qui contrarie fortement Michel de l’Hospital, inventeur de la tolérance). Les horreurs différends se multiplient entre les rois cathos et la minorité protestante, avec comme clou du spectacle la grande nuit de la St Barthélémy (1572), présidée par Charles IX qui, à l’instar de son idole Ponce Pilate,  lance les festivités par ces mots : "Tuez-les, mais tuez-les tous, pour qu’il n’en reste pas un pour me le reprocher". (C’est dans ce contexte de liesse qu’Henri de Navarre, plus connu sous le nom d’Henri IV, épousera la sœur de Charles, une petite princesse super chaste dont vous avez peut-être entendu parler : la reine Margot).

Comme vous voyez, Charles IX n’a vraiment pas de bol.  Lui qui ne rêve que poésie et petits zoziaux rôtis, à peine monté sur le trône à la suite de son frangin François II, il faut qu’il se tape le tour de France des massacres sur les chapeaux de roue ! Ah non décidément, il a vraiment pas de chance !

Mais bon, tout ça ayant déjà fait la une des journaux en son temps, je vais plutôt en venir au fait de ce qui me pousse en ce joli mois de mai à ressusciter pour vous ce roi tendre et délicat.

Or donc, un jour qu’il se promenait en son jardin fleuri, clamant au vent quelques vers de Ronsard, voilà ty pas que Catherine de Médicis, sa mère, revenant d’Italie où elle était allée consulter le fameux Nostradamus, se dirige vers lui avec entre les mains une brassée de petites clochettes blanches d’une fleur inconnue jusqu’alors et qu’elle avait cueillie en chemin.

Le roi à cette vue ne se sent plus de joie.

" Ma mère, que cette fleur est jolie ! comme elle me semble beau !

Si son ramage se rapporte à son plumage,

Voilà sans mentir le phénix de ces lieux ! "

Et d’émotion, il verse quelques larmes.

" Mon fils, mais … vous pleurez ? " s’enquiert la royne mère.

" Ce sont ces blanches fleurs. J’en suis tout renversé ! "

Sur ces bonnes paroles, le roi saisit les bracelets de muguet des mains de sa mère et s’en va conter fleurette aux gentes dames ses midinettes.

" Que ces fleurs veuillent vous Bonheur porter

Et qu’il en soit ainsi chaque année ! "

leur clame-t-il, dansant sur un pied.

Cela se passait le 1er mai 1561.

C’est comme ça que depuis, la coutume est restée

de s’offrir du muguet en chaque 1er mai.

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29 mai 2014

Histoire d'un sein

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 Mesdames, Mesdemoiselles,

et vous Messieurs qui êtes quelques-uns

à oser vous aventurer sur ce blog,

je m’en vais aujourd’hui vous ressortir un vieux machin, témoignage d'une chose qui m’avait fait bien flipper (je m’excuse par avance auprès de tous mes "anciens" qui connaissent déjà l’aventure par cœur). Vous allez pouvoir mesurer, Messieurs, tous les tracas auxquels vous échappez !

Or donc, tout a commencé un jour de juillet au cours d’une mammo de contrôle. La sénologue me découvre des petites bouboules qu’elle se met en devoir de ponctionner avec une application qui frise l’admiration.

10 juillet

Aujourd’hui je vais chercher les résultats de la biopsie. J’ai mis une bouteille d’eau dans le frigo (je vous rappelle que je ne bois pas d‘alcool, vaut mieux pas aggraver l'état dans lequel je suis naturellement!), si c‘est bon je fais la fête, si c‘est mauvais je noie mon chagrin !

Salle d’attente. Pensées toxiques.

Deux heures plus tard , me voilà devant la sénologue.

(elle) la biopsie n’a rien montré de malin.

(moi) YES !!!!!!!

(elle, souriante comme une porte de prison) va falloir passer à l’IRM maintenant.

(moi) ben pourquoi ?

(elle) ya une masse et je ne sais pas ce que c’est.

(moi) ah bah oui mais ça va pas être possible, là.

(elle) Ça fait 28 euros.

Durée de la consulte : une minute 34.

Jeudi  17 juillet

Les endroits où on fait des IRM mammaires, ça ne court pas les rues. C’est pas la peine d’habiter si près de Paris, j'vous le dis ! Je trouve un radiologue qui n’est pas parti en vacances, mais il n’est disponible pour regarder les clichés que le 22 juillet. Allez zou ! Le 22 juillet, le radiologue va me dire que la masse a disparu. Ça va être un grand jour, je l'sens.

Par les transports en commun ce n’est pas facile de se rendre à l’hôpital où on fait les IRM. Ya des trains toutes les heures avec un changement au beau milieu du trajet (avec attente d‘½ heure) et l’hôpital est loin de la gare. Bon c’est pas que je sois paresseuse à marcher, mais bon... Je décide de faire appel à ma taxi.

Alors ma taxi : c’est devenu une coupine ! Une fois je lui racontais que lorsque je suis avec ma sœur on se tape des crises de fou rire de malades, et joignant le rire à l’explication, me voilà partie à rire, mais à rire ! et ma taxi qui se met à rire à son tour à gorge déployée jusqu'à en pleurer (vous savez comment le rire est communicatif!) au risque de nous emplafonner, vu que elle, elle était en train de conduire !!! Nan mais c'est quoi ça ?

En tout cas elle est vraiment sympa. Moi je l’èèèèème.

Tout ça pour dire : j’y vais avec ma taxi. J’entre dans l’hôpital. Je demande à l’accueil où se passent les IRM. Surprise : à l’accueil, la dame est accueillante !

Centre de radiologie : là aussi, la dame de l’accueil est souriante. A mon avis, ya pas que les malades qu’on shoote, ici. Je sens que je vais m’y plaire (ceci dit, l’un dans l’autre, c’est peut-être pas plus mal!)

Ah. Voilà le grand manitou. Il observe, il observe.

Suspense.

(Ouais, sûr, le machin n’est plus là. Je croise les doigts, j’implore Dieu, Jésus, Bouddha, et quelques autres divinités pour faire bonne mesure. Grand Manitou me sourit. C’est bon signe ça, non ?)

(Grand Manitou) bon. C’est OK !

(moi) quoi qu'est OK ?

(Grand Manitou) on la fait, cette IRM !

Quel rabat-oij çui-là ! Je sais pas si je vais le garder dans mes relations ! (Oui parce que pour ceux qui savent pas encore, je suis claustrophobe. De chez claustro. C’est de famille. Ma sœur aussi. On préfère se taper 17 étages que monter dans un ascenseur) (fin de la parenthèse).

La secrétaire, justement :

- Êtes vous claustrophobe ?

(moi) Absolument ! Je veux qu’on m’endoooooorme !!!!

(elle, toujours aussi souriante) Désolée mais on ne peut pas vous endormir. Par contre vous pouvez vous faire accompagner.

(moi) ah ? quelqu’un peut rentrer avec moi dans la petite pièce ?

(elle) oui, je vais vous donner deux questionnaires, un pour vous et un pour la personne accompagnante.

Je demande à ma taxi si elle veut bien revenir avec moi pour l'IRM …

(elle) Bien sûr que je vais vous accompagner.

(moi) et rentrer dans l’hôpital avec moi ?

(elle) mais bien sûr...

(moi) et, heu.. rentrer dans la petite pièce d’IRM ?

(elle) mais oui. Mais oui. Bien sûr que je ferai ça pour vous.

Ah purée ! Ma taxi m‘èèèèèèèème !

29 juillet

Ma taxi et moi, on arrive donc ce matin à l’hôpital avec chacune notre petit questionnaire (ya pas mal de conditions pour rentrer dans la petite pièce d’IRM, et entre autre de ne pas porter de soutien-gorge. Bon je ne vais pas commencer par vous faire esclaffer de rire en vous disant que pour moi ya pas de problème. Ma taxi par contre avait mis une jolie petite tunique sans rien dessous (ma taxi m’èèèèèèèèème !), oui et donc aussi, par exemple, pas de maquillage, ce qui m’a déprimée car je voulais justement leur faire une très forte impression en me faisant super belle.

Nous voilà donc à l’accueil. Ah. Ce n’est pas la même secrétaire que l’autre fois. Elle, c’est plutôt genre "chui bonne pour un contrôle fiscal"

Je lui présente nos beaux questionnaires et elle me fait :

"Madame ne rentrera pas avec vous"

"Ah ?" fais-je, démontrant une fois de plus mon extraordinaire capacité de répartie.

"Personne ne va rentrer avec vous, même pas le docteur" (quel dommage .. il est pas mal !)

Puis, de sa voix aussi douce que du papier de verre elle ajoute :

"On vous a dit qu’elle allait pouvoir rentrer avec vous ?"

Moi : "Ben oui"

La secrétaire marque une pause pour augmenter l’effet dramatique puis lâche :

"Bah non !"

Après relativement peu d’attente nous voilà dans le "vestiaire" où ma taxi a le droit de venir. Je lui fais donc un beau streap-tease (le questionnaire servait à rien, en fait faut tout enlever !) après quoi le médecin vient poser un cathéter pour mettre la potion magique, enfin plus exactement il cherche un endroit sur mon bras qui n’a pas brûlé. Oui parce que la veille, pour me remonter le moral, je me suis fait un gâteau. Comme le moral était très bas, le gâteau était énorme. Et comme je suis aussi adroite que bonne cuisinière, j’me suis brûlée à chaque fois que j’ai testé la cuisson, qui n’en finissait pas ..

Oui alors donc, me voilà avec un seyant truc bleu transparent, la petite culotte que j’ai eu le droit de garder et l’aiguille plantée dans mon bras. Puis une dame, à qui je ne manque pas de redire que je suis claustro, m’emmène dans la fameuse petite pièce qui me terrorise depuis 8 jours. Finalement vu qu’on m’a fait enlever mes lunettes, j'ai rien vu. Je n’ai aucune idée de ses dimensions (je parle de la pièce, pas de la dame).

Elle me demande de m’allonger sur un lit qui, ma foi, a l’air plutôt confortable, et de placer mes seins dans deux trous qui en auraient contenu 4 comme les miens.

Ah.

Comme je vous l’ai déjà dit, allongée je suis plate (que ce soit recto ou verso). Alors pour faire rentrer les seins dans les trous, encore eut-il fallu qu’ils y pendâssent. On a dû creuser sévère. C’est là qu’on prend la mesure des bienfaits du yoga! Je me suis contorsionnée, la dame a poussé. Han ! Han ! Bon, ça y est !

Après quoi, elle me met un casque sur les oreilles. Hm, cool ! De la musique douce pour accompagner la chansonnette que j’ai décidé de leur pousser !

Ben pas du tout.

C’est pour atténuer le barouf que paraît-il, l’appareil ne va pas tarder à faire.

Bon, me voilà en place, ya plus qu’à faxer.

Misère. Ça bouge ! Le lit sur lequel je gis rentre dans l’anneau !!

Bon, que fais-je ? Chante-je tout de suite? Au lieu de ça je lui demande si au bout, c’est OUVERT (nonobstant le fait que de toutes façons je vois pas le bout puisque je suis à plat ventre, la tête posée sur le côté). Toutefois, cette adorable personne se place de l‘autre côté de l‘anneau et me fait youyouh ! pour me montrer que c’est pas fermé. Après quoi elle sort de la pièce en me disant de me détendre.

Je ne suis pas quelqu’un de contrariant, moi, non, vraiment pas. J’me suis tellement détendue que ça m‘a réveillée quand l‘appareil s‘est mis en marche (c’est en effet très bruyant). Bon, j’aurais peut-être pas dû reprendre un xanax à l’hôpital, alors que j’en avais pris un ce matin et un cette nuit.

Et un hier soir.

Conclusion : dans ce truc, pour se détendre c’est zéro. Ya qu’un truc à faire : rien. Ça s’est très bien passé car rien, je sais particulièrement bien le faire.

La même gentille dame est venue me réveiller quand c’était fini, elle me retire le cathéter. Et voilà qu‘à l’aide d’un coton imbibé de je ne sais quoi, elle se met à frotter avec vigueur toutes mes traces de brûlure. Je dis rien (le quadruple xanax a dû aider) mais misère ! elle me fait mal !

Bon, quand elle a fini de me peler le bras elle me fait : "Oh mais c'est des brûlures ! Je croyais que c’était des traces de sang séché !"

Bon, je vous raconte la suite demain car là j’ai sommeil ... Je me demande si je fais pas une surdose de xanax ......

(à suivre)

10 mars 2014

Retour

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Ma fille est bien rentrée de Corée.. 17h hier, à peine le pied posé à l'aéroport elle m'appelle ! OUF !!! La veille je venais d'entendre qu'un Boeing s'est abîmé en mer .... elle n'en a pas entendu parler apparemment, comme ça ça ne l'a pas angoissée !

Première conséquence, le décalage horaire ! 6h elle est déjà debout !!!!!!!!!! Alors que son heure de réveil jusqu'à maintenant c'était plutôt 14h !

Ou alors elle n'est pas encore couchée ?

14 mai 2014

Mythocondriaque

(Fille Aînée) Nan mais attends mam, mon coloc a fait venir SOS médecins dimanche parce qu'il toussait, il avait le nez qui coule, mais 37°8, faut pas pousser !!! je lui dis Va à la pharmacie ! Soi-disant il pouvait pas bouger !

(moi) Tu m’as pas dit que sa 'tite amie est repartie en Suède ?

(Fille Aînée) Oui, et ?

(moi) C’est peut-être psychosomatique ..

(Fille Aînée) Tu parles ! C’est un mythocondriaque !

(moi) Hypocondriaque.

(Fille Aînée) Ouais ben quant on se fait des films en plus ça fait mythocondriaque !

CDHmythocond

24 avril 2014

"Le théorême du homard", extrait

lit

 

Ce que j’ai fait ensuite était indéniablement une conséquence du brouillage de mes pensées dû aux incidents extraordinaires et traumatisants qui s’étaient produits au cours des quelques heures précédentes : ma main dans la sienne et l’effet extrême de la présence de la plus belle femme du monde debout devant moi, nue sous un drap de bain.

Je faisais de grands efforts de concentration. Mon cerveau n’avait pas fini de traiter l’épisode de ma main dans celle de Rosie.

N’ayant jamais été aussi attiré sexuellement par une femme je me suis soudain senti tenu d’examiner ses oreilles. J’ai tendu la main et j’ai écarté ses cheveux. Chose surprenante sa réaction a été différente de celle relatée dans le roman que nous avions étudié en cours de français. Rosie a passé ses bras autour de mon cou et m’a embrassé.

Je suis persuadé que la configuration de mon cerveau s’éloigne du modèle de connexion standard. Mes ancêtres n’auraient pourtant pas réussi à se reproduire s’ils n’avaient pas compris certains signaux sexuels élémentaires. Cette aptitude était programmée en moi. J’ai rendu son baiser à Rosie. Elle a réagi.

Nous nous sommes regardés un long moment puis je me suis approché pour l’embrasser encore.

(…)

- Il faut que j’aille chercher quelque chose dans ma chambre, ai-je dit.

- Bonne idée. Dépêche-toi.

Comme ma chambre n’était qu’à onze étages de celle de Rosie, je suis monté à pied. J’ai pris une douche puis je suis redescendu jusqu’à la chambre de Rosie. Quarante-trois minutes s’étaient écoulées. J’ai frappé à la porte et Rosie m’a ouvert, portant cette fois une tenue de nuit qui était plus suggestive que le drap de bain.

J’ai parcouru la chambre des yeux. Le couvre-lit était replié, les rideaux tirés et il n’y avait qu’une lampe de chevet allumée. Je lui ai tendu ….

 

... Que lui a-t-il tendu à votre avis ? Qu’est-il allé chercher dans sa chambre ?

point_d_interrogation

 

17 avril 2014

Bug, hantage and C°

caferoz

Bonjour mes amis,

ce matin mon blog est de nouveau envoûté : je n'arrive pas à "poster un message" normalement en ayant ensuite accès aux commentaires. Autrement dit le post n'a pas d'adresse html propre et si je clique sur le titre je reviens inlassablement à l'accueil du blog.

J'avais préparé un texte pour Angèle suite à nos échanges de commentaires d'hier aussi vous prie-je si vous voulez le lire de bien vouloir vous transporter ici.

Je m'excuse par avance auprès de celles et ceux qui le connaissent déjà (le texte, pas Jean-Paul - encore que .. allez savoir !!) et je vous suggère à la place d'aller boire un thé ou un café en profitant du soleil magnifique de ce début de journée.

Tournée générale de bisous !

Rajout de 16h : je viens de contacter le support de canalblog où il m'a été répondu que le problème ne vient pas d'eux mais de mon navigateur.

Heu .... c'est quoi, le navigateur

16 avril 2014

Un morceau d'éternité

P1080515

 

Il y a quelques jours, alors que j’arrivais à la fin du mangeage d’un quignon de pain rassis que je faisais couler avec un demi-verre d‘eau sans sucre ajouté, j’étais plongée dans des questionnements profonds et néanmoins avisés du genre "Que cuis-je ? que mange-je ?" lorsque soudain, j’entends un toctoc très net.

Qu’ouïs-je ? me dis-je avec un très léger zeste de curiosité.

À ce stade, je pense que vous auriez fait comme moi : vous seriez allé ouvrir la porte.

C’est ce que je fis.

Et là, que vus-je ? mon facteur préféré qui, bien que je ne le susse pas encore, me tendait la réponse à toutes mes questions.

Vous me direz : ça arrive tous les jours que des gens frappent à la porte pour vous donner un pitit paquet. Surtout ceux qui sont facteurs. Ya pas de quoi en faire tout un fromage. Tous les jours des facteurs frappent à des portes.

Je vous arrête tout de suite : il n’avait pas seulement frappé à la porte.

Il m’avait apporté un morceau d’éternité.

Un CD d‘éternité, même, pour être précise. Eh oui, des choses qu’on se doute même pas qu’elles existent, voilà qu’elles existent tout soudain. On se sent touchée par la grâce. On se sent miraculée. Alléluïa. J’avais entre les mains un truc miraculeux qu’Elsa, mon double, mon alter égale m'avait envoyé de toute la force de ses petits bras dorés alors que si ça tombe, elle voulait le garder pour elle toute seule. Je parle du monsieur dans le CD. Vous allez comprendre tout de suite.

Il faut que je vous précise tout d’abord qu’il s’agit d’un CD de zénitude. Encore qu’on se demande comment il se fait que quelqu’un qui se dit votre amie puisse penser une seconde que vous avez besoin de dégommer les monceaux de zénitude qui sommeilleraient en vous.

Le truc, c’est qu’en commençant à écouter la voix, une virile voix d’un homme qu’on ne voit même pas (pourtant, j’ai cherché je vous prie de croire, j’ai retourné le CD dans tous les sens pour voir où il pouvait bien se cacher le bougre), en écoutant cette voix, disais-je, je me suis retrouvée direct un million d’années en arrière, à un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître et où j’avais décidé de prendre des cours de yoga (à vrai dire, je confondais le yoga et le Kâmâ-Sûtra, et quand je m'y étais inscrite, c'était dans l'espoir d'y apprendre toutes les positions du tagada) (enfin passons). Eh bien cette voix voyez-vous, c’est la même que celle de mon prof de yoga d’alors.

Mon prof de yoga était le plus bel homme du monde, un truc à peine tu le regardes tu décides de te fiancer, même que t'en oublies que t'es déjà mariée. Je le gobais des yeux et des oreilles, et quand il venait vers moi en faisant son Om du bout de ses lèvres sensuelles, je le trouvais tellement canon que je me demandais à chaque fois à quel moment il allait tirer. Enfin c'est une image, bien sûr ..

Eh bien voilà, c’est exactement ça que ça me fait, Elsa, d’écouter ton CD de zénitude auto-hypnosante. Alors tu vois, ça me donne envie de bien des choses, mais sûrement pas de dormir !!!!

21 mars 2014

Blabla

yeux

En ce moment je me sens moche. Je me disais que ça devait être lié au bras que je n'ai pas, je parle du bras d’un homme bien sûr. On ne parle jamais des bras, vous savez, ces trucs faits très précisément pour que les jours "sans", on puisse y déposer ses petites fatigues et ses gros chagrins. Un bras qui entoure et enveloppe, un bras dur et doux à la fois. Un peu comme le sucré-salé en cuisine. Car oui, un bras d’homme c’est du sucré-salé. Ferme et dur, mais pas une dureté qui fait du mal. Une dureté qui fait du bien. Qui rassure. Qui éblouit. Qui vous tient et vous caresse en même temps, qui vous fait tout oublier, les lombaires ramollos et le dos qui fait mal, oublier les coups de vieux, enfin plutôt les coups de vieille, parce que d’un seul coup vous êtes livrée à un duo de bras doux et musclés, si longs qu’ils font plusieurs fois le tour de votre personne.

Seulement voilà, je ne supporte plus qu’on me touche. Alors je me suis dit comme ça, ça doit être leur regard. Leur regard qui me manque. Au moins un. S’il te plaît monsieur, regarde-moi ! Parce que je voudrais pas dire, mais j’ai toujours la même bobine. Et puis je suis toute fine. Super svelte la nana. Alors quoi ? J'en fais quoi si ya pas de mains pour me serrer ?

Et puis je me suis rendue compte que non, tout ça c’est du blabla.

C’est juste mon regard sur moi. Je me trouve moche, voilà.

C’était le coup de blues du vendredi matin ! Amis de la déprime, bonjour !

 

3 mars 2014

Premier message

hist0

 Bonjour mes amis !

Je vous souhaite la bienvenue en cet espace, je compte y partager de bons moments avec vous.

Bon Ok pour l'instant c'est un peu tout nu mais on va s'arranger pour que ça ne dure pas !

De quoi pourrais-je bien vous parler pour commencer ?

Tiens, si on parlait de nous, les femmes ? Je veux dire, de notre position, de la façon dont certains hommes se comportent avec nous alors que généralement on est super belles et gentilles et aimables et que la seule chose qu'ils devraient faire c'est nous aimer et être aux petits soins pour nous ? Hein ??

Alors déjà, une petite leçon d'histoire (j'adore l'Histoire, vous noterez).

Je vous emmène aux environs de l'an mille. A l'époque, les femmes étaient des biens meubles. Exactement comme les enfants, les paysans, les animaux et les tabourets. On les vendait, on les offrait, on les v(i)olait et on s'en servait comme bois de chauffe avec un grand naturel. Pour les hommes, demander son avis à une femme au sujet de quoi que ce soit aurait été aussi incongru que si on demandait à notre chaise l'autorisation de nous asseoir dessus.

Des fois, je me demande ce qui a vraiment changé là-dedans ..

20 avril 2014

Joyeuses Pâques 2014

blondee

On raconte que lorsque Jésus passait quelque part, toutes les plantes et tous les animaux de la terre baissaient la tête devant Lui en guise de respect. Tous, sauf le lys, cette fleur magnifique originaire d'une île près du Japon.

Jusqu'au jour où il vit Jésus sur la croix. Alors, pour la première fois le lys courba la tête.

Depuis ce jour, le lys penche en avant ....

 Mes amis,

que ces Pâques vous soient douces !!!!!

Soyez heureux de pouvoir vous régaler de chocolat, soyez heureux d'aimer Jésus, ou simplement juste comme ça, .. pour le bonheur d'être en vie !!!

 bb paq

26 octobre 2014

Sondage

allongee

Rubynessa, je vais me permettre de rebondir sur le commentaire que tu as laissé ici pour faire un petit sondage auprès de vous.

Il faut que je vous explique d’abord, mes amis, que lorsque j’ai commencé à blogguer je postais mes textes dans une joyeuse pagaille parce que je ne savais pas du tout me servir des différentes fonctionnalités et que par conséquent il n’y avait pas vraiment de catégories. Du coup tout était sur le même plan, exactement comme dans ma vie : mes déboires de mère d’ado mâle, mes premiers pas de grand-maternage et quelques épisodes calientes que je n’osais certes pas écrire aussi calientes que maintenant mais qui donnaient déjà quelques vapeurs. Parce que ces "vapeurs" font partie de la vie et que personnellement je ne vois pas de différence notable entre parler (enfin, écrire) sur l’un ou l’autre thème. La différence, c’est sur vos retours que je la vois, ou plutôt sur votre absence de retours. Vous avez le droit, hein bien sûr ! Là n’est pas la question. Mais du coup je me dis que cela vous gêne, vous rebute, vous déplaît. Or c’est tout le contraire que je veux : je veux vous plaire, pas vous faire fuir! Je veux vous donner du plaisir! (à me lire, bien sûr!) et pourquoi pas, vous faire (sou)rire de moi (oui-oui, je vous autorise amplement!)

Alors s’il vous plaît, dites-moi. Dites-moi ce que vous pensez lorsque vous voyez arriver les premières phrases de ces textes dans votre messagerie. Est-ce que vous trouvez que cela devrait ne pas être partagé? Est-ce que mes écrits vous choquent ? Est-ce ma façon d’écrire (utilisation du pronom personnel "je") qui pose problème? (s’il n’y a que ça, je vous ponds un truc avec "nous"!rire)

Allez, hop hop, tous à vos stylos! (ça me rappelle mon jeune temps, tiens ! sourire)

Mes amis, que ce dimanche vous soit doux!

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